Citations et biographie
Citations de Alfred Fouillée
Alfred Fouillée , philosophe français, cherche à comprendre comment les idées deviennent des forces capables d’orienter nos actes et notre liberté.
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"Toute idée est déjà une force ; notre activité n'est donc ici nullement indifférente."
15 citations attribuées à Alfred Fouillée
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De plus, toute idée est en fait accompagnée d'un mouvement, est une action réfrénée.
L'idée directrice de toutes les autres, celle de liberté, ne saurait donc rester abstraite.
Dans la fatalité de la passion, le moment présent est tout, le moyen et la fin sont alors contigus.
Aussi le véritable amour est-il un don qui ne pourra jamais se reprendre, parce qu'il ne le voudra jamais.
La tendance qu'a l'idée d'une action à la produire montre que l'idée est déjà l'action elle-même sous une forme plus faible.
L'idée de liberté est précisément l'idée de cette multiplication toujours possible, de cette variabilité sans limites précises.
Quand, dans l'emportement tout mécanique de la passion, surgit l'idée de l'avenir, cette idée produit un phénomène d'arrêt.
L'idée d'une action possible est donc une tendance réelle ; c'est une puissance déjà agissante et non une possibilité purement abstraite.
Donner n'est pas prêter ; donner enveloppe en son idée quelque chose d'absolu : l'amour vrai ne peut donc être conçu que sous l'idée de l'éternité.
Biographie de Alfred Fouillée
Alfred Fouillée naît le 18 octobre 1838 à La Pouëze, dans le Maine-et-Loire. Il prépare seul l'agrégation de philosophie, qu'il obtient en 1864, puis enseigne dans les lycées de Douai, Montpellier et Bordeaux. Il est nommé maître de conférences à l'École normale supérieure en 1872.
Ses premiers travaux portent sur Platon, Socrate et la question de la liberté. Dans La Liberté et le Déterminisme, publié en 1872, il tente de dépasser l'opposition entre une liberté sans cause et un déterminisme qui rendrait l'action entièrement passive. Il développe ensuite la notion d'idée-force, selon laquelle une idée agit déjà sur la conduite par le mouvement et le désir qu'elle éveille.
Des problèmes de santé et de vue l'obligent à quitter l'enseignement. Il poursuit néanmoins une œuvre consacrée à la psychologie, à la morale et à la société. Il élève Jean-Marie Guyau, fils de son épouse Augustine Tuillerie, et contribue à la diffusion de ses travaux. Alfred Fouillée meurt à Lyon le 16 janvier 1912.
Sources et attribution
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