Citations et biographie
Citations de Théodore Jouffroy
Théodore Jouffroy , philosophe français du XIXe siècle, examine ce que la réflexion savante doit aux intuitions ordinaires du sens commun.
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"En d'autres termes, le regard n'est point le début de l'intelligence, ni la philosophie le début du genre humain."
15 citations attribuées à Théodore Jouffroy
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Si les hommes naissent avec le sens commun, ils naissent aussi avec le besoin de se comprendre : l'un n'est pas plus naturel que l'autre.
Le propre de la vue primitive, c'est l'étendue et l'obscurité ; le regard libre distingue, mais il est étroit.
Le monde attend qu'elle s'explique pour la juger et qu'elle se connaisse pour la reconnaître.
S'il embrassait tout, il ne distinguerait rien.
Le sens commun adopte toutes ces opinions et par là même ne peut se renfermer dans aucune.
La réflexion ne peut se contenter de cette espèce d'inspiration dont le propre est de s'ignorer et de ne pas songer à se savoir.
Les solutions du sens commun ne sont point établies d'une manière explicite et sous des formes positives dans l'esprit des hommes.
Aussi la philosophie, si elle aperçoit clairement ce qu'elle saisit, n'aperçoit que des points ; le sens commun qui n'a rien vu clairement, a tout vu.
Le sens commun n'est donc autre chose qu'une collection de solutions des questions qu'agitent les philosophes : c'est donc une autre philosophie antérieure à la philosophie proprement dite, puisqu'elle se trouve spontanément au fond de toutes les consciences, indépendamment de toute recherche scientifique.
Biographie de Théodore Jouffroy
Théodore Jouffroy naît le 7 juillet 1796 aux Pontets, dans le Doubs. Élève de l'École normale, il se tourne vers la philosophie et enseigne dans plusieurs institutions parisiennes. Ses cours contribuent à faire connaître en France la philosophie écossaise du sens commun, notamment les travaux de Thomas Reid et de Dugald Stewart.
Il enseigne à l'École normale, au Collège de France puis à la Faculté des lettres de Paris. Élu en 1833 à l'Académie des sciences morales et politiques, il développe une psychologie attentive à l'observation intérieure et aux croyances spontanées de l'esprit. Ses textes paraissent notamment dans les Mélanges philosophiques et le Cours de droit naturel.
Jouffroy mène aussi une carrière politique. Député du Doubs à partir de 1831, il intervient sur les questions d'instruction publique et de liberté d'enseignement. Fragilisé par la maladie, il réduit progressivement ses activités et meurt à Paris le 1er mars 1842. Son œuvre appartient au mouvement spiritualiste français du XIXe siècle.
Sources et attribution
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