Biographie
Biographie de John Locke
John Locke naît en 1632 à Wrington, dans le Somerset, au sein d'une famille puritaine attachée aux libertés parlementaires. Formé à Westminster puis à Oxford, il s'y montre vite rétif à la scolastique régnante et se tourne vers la médecine et les sciences expérimentales, dans le sillage de Robert Boyle et de la Royal Society. Sa rencontre avec Anthony Ashley Cooper, futur comte de Shaftesbury, dont il devient le médecin et le conseiller, l'introduit au cœur des luttes politiques anglaises.
Compromis par ses liens avec l'opposition à la monarchie, Locke s'exile aux Provinces-Unies en 1683. C'est dans ce refuge hollandais qu'il achève ou compose ses œuvres majeures. La Glorieuse Révolution de 1688, qui chasse Jacques II, lui permet de rentrer en Angleterre et d'y publier presque simultanément, autour de 1689-1690, les textes qui assoient sa renommée.
Son Essai philosophique concernant l'entendement humain rompt avec la doctrine des idées innées : l'esprit est d'abord une table rase, et toutes nos connaissances proviennent de l'expérience, par la sensation et la réflexion. Cet empirisme fonde la modernité philosophique et nourrit les Lumières françaises, qui le lisent dans la traduction de Pierre Coste, son ami et collaborateur. Dans les Deux traités du gouvernement civil, il défend la liberté et l'égalité naturelles des hommes, la propriété fondée sur le travail, et un pouvoir politique légitimé par le seul consentement des gouvernés. La Lettre sur la tolérance plaide pour la séparation des affaires civiles et religieuses et pour la liberté de conscience.
Locke meurt en 1704 à Oates, dans l'Essex. Son influence est immense : Voltaire, Montesquieu, Rousseau et les rédacteurs des grandes déclarations de droits du XVIIIe siècle puisent dans sa pensée. Père de l'empirisme et théoricien du gouvernement par consentement, il demeure l'un des inspirateurs du libéralisme et de la tradition des droits individuels.
Compromis par ses liens avec l'opposition à la monarchie, Locke s'exile aux Provinces-Unies en 1683. C'est dans ce refuge hollandais qu'il achève ou compose ses œuvres majeures. La Glorieuse Révolution de 1688, qui chasse Jacques II, lui permet de rentrer en Angleterre et d'y publier presque simultanément, autour de 1689-1690, les textes qui assoient sa renommée.
Son Essai philosophique concernant l'entendement humain rompt avec la doctrine des idées innées : l'esprit est d'abord une table rase, et toutes nos connaissances proviennent de l'expérience, par la sensation et la réflexion. Cet empirisme fonde la modernité philosophique et nourrit les Lumières françaises, qui le lisent dans la traduction de Pierre Coste, son ami et collaborateur. Dans les Deux traités du gouvernement civil, il défend la liberté et l'égalité naturelles des hommes, la propriété fondée sur le travail, et un pouvoir politique légitimé par le seul consentement des gouvernés. La Lettre sur la tolérance plaide pour la séparation des affaires civiles et religieuses et pour la liberté de conscience.
Locke meurt en 1704 à Oates, dans l'Essex. Son influence est immense : Voltaire, Montesquieu, Rousseau et les rédacteurs des grandes déclarations de droits du XVIIIe siècle puisent dans sa pensée. Père de l'empirisme et théoricien du gouvernement par consentement, il demeure l'un des inspirateurs du libéralisme et de la tradition des droits individuels.
Ses citations
Citations de John Locke
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