Biographie
Biographie de Louis de Bonald
Louis-Gabriel-Ambroise de Bonald naît le 2 octobre 1754 au domaine du Monna, près de Millau, dans le Rouergue (actuel Aveyron), au sein d'une famille de la noblesse provinciale. Il reçoit une éducation soignée chez les Oratoriens de Juilly, sert quelques années dans les mousquetaires du roi, puis revient gérer ses terres. Élu maire de Millau en 1785, il accueille d'abord la Révolution avec réserve avant d'entrer en rupture ouverte avec elle : refusant la Constitution civile du clergé, il émigre en 1791 et rejoint un temps l'armée des princes.
C'est durant l'exil, en Allemagne (Heidelberg puis Constance), qu'il élabore sa doctrine. Il publie en 1796 sa "Théorie du pouvoir politique et religieux", ouvrage aussitôt condamné par le Directoire, où il défend l'idée que les sociétés reposent sur un ordre naturel et providentiel que la Révolution a prétendu renverser. De retour en France sous le Consulat, il donne ses grands textes : l'"Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social" (1800), "Du divorce considéré au XIXe siècle" (1801) et la "Législation primitive" (1802). Avec Joseph de Maistre, il devient le théoricien majeur de la pensée traditionaliste et contre-révolutionnaire, fondant l'autorité sociale sur le langage, la religion et la famille.
Sous la Restauration, Bonald connaît une carrière publique active : député de l'Aveyron à la « Chambre introuvable » de 1815, puis pair de France, ministre d'État et membre de la commission de censure. Catholique intransigeant et défenseur de la monarchie, il mène le combat qui aboutit à l'abolition du divorce en 1816. Il est élu à l'Académie française la même année. En 1830, refusant de prêter serment à la monarchie de Juillet, il abandonne ses fonctions et se retire au Monna, où il meurt le 23 novembre 1840.
Sa postérité est considérable et paradoxale. Ses recueils de pensées et de maximes, en particulier les "Pensées sur divers sujets" (1817), en font un moraliste lu bien au-delà de son camp politique. Sa réflexion sur les liens entre société, langage et institutions a nourri la naissance de la sociologie, Auguste Comte reconnaissant sa dette envers lui, et son influence se prolonge dans le catholicisme social comme dans la pensée traditionaliste française. Son fils, Louis-Jacques-Maurice de Bonald, fut cardinal et archevêque de Lyon.
C'est durant l'exil, en Allemagne (Heidelberg puis Constance), qu'il élabore sa doctrine. Il publie en 1796 sa "Théorie du pouvoir politique et religieux", ouvrage aussitôt condamné par le Directoire, où il défend l'idée que les sociétés reposent sur un ordre naturel et providentiel que la Révolution a prétendu renverser. De retour en France sous le Consulat, il donne ses grands textes : l'"Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social" (1800), "Du divorce considéré au XIXe siècle" (1801) et la "Législation primitive" (1802). Avec Joseph de Maistre, il devient le théoricien majeur de la pensée traditionaliste et contre-révolutionnaire, fondant l'autorité sociale sur le langage, la religion et la famille.
Sous la Restauration, Bonald connaît une carrière publique active : député de l'Aveyron à la « Chambre introuvable » de 1815, puis pair de France, ministre d'État et membre de la commission de censure. Catholique intransigeant et défenseur de la monarchie, il mène le combat qui aboutit à l'abolition du divorce en 1816. Il est élu à l'Académie française la même année. En 1830, refusant de prêter serment à la monarchie de Juillet, il abandonne ses fonctions et se retire au Monna, où il meurt le 23 novembre 1840.
Sa postérité est considérable et paradoxale. Ses recueils de pensées et de maximes, en particulier les "Pensées sur divers sujets" (1817), en font un moraliste lu bien au-delà de son camp politique. Sa réflexion sur les liens entre société, langage et institutions a nourri la naissance de la sociologie, Auguste Comte reconnaissant sa dette envers lui, et son influence se prolonge dans le catholicisme social comme dans la pensée traditionaliste française. Son fils, Louis-Jacques-Maurice de Bonald, fut cardinal et archevêque de Lyon.
Ses citations
Citations de Louis de Bonald
Dans une société bien réglée les bons doivent servir de modèle, et les méchants d'exemple.
Louis de Bonald
Une pensée est toujours vraie, mais elle est souvent incomplète, et l'erreur n'est que défaut de pensée.
Louis de Bonald
L'orgueil est une folie de l'esprit, et je crois qu'il peut être une cause de démence même physique.
Louis de Bonald
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