Biographie
Biographie de Lucrèce
Titus Lucretius Carus naît à Rome vers 99 av. J.-C. et meurt vers 55 av. J.-C., au crépuscule de la République romaine. On ne sait presque rien de certain de sa vie : les seuls témoignages anciens, tardifs et hostiles, viennent de polémistes chrétiens comme saint Jérôme. Ce silence des contemporains s'explique sans doute par l'audace de son œuvre, qui chassait les dieux hors du monde et passait pour sacrilège.
Son unique ouvrage, De la nature des choses (De rerum natura), est un long poème didactique en six livres, dédié à son ami Memmius. Disciple fervent d'Épicure, qu'il célèbre comme le libérateur de l'humanité, Lucrèce y expose la physique atomiste : tout est fait d'atomes et de vide, rien ne naît de rien ni ne retourne au néant, et les mondes se forment et se défont sans le secours d'aucune providence divine.
Le but de cette physique est tout entier moral. En montrant que les dieux, parfaitement heureux, ne se mêlent pas des affaires humaines, et que l'âme, matérielle, périt avec le corps, Lucrèce veut arracher les hommes à deux terreurs qui empoisonnent leur vie : la crainte des dieux et la peur de la mort. La mort n'est rien pour nous, enseigne-t-il, car là où elle est, nous ne sommes plus. Délivré de ces angoisses, le sage peut goûter le plaisir simple et la paix de l'esprit.
Longtemps lue et imitée en secret, son œuvre fut redécouverte au XVe siècle et exerça une influence considérable sur la pensée moderne, de la Renaissance aux Lumières. Les citations réunies ici sont tirées de la traduction française en vers d'André Lefèvre (Société d'éditions littéraires, Paris, 1899), du domaine public.
Son unique ouvrage, De la nature des choses (De rerum natura), est un long poème didactique en six livres, dédié à son ami Memmius. Disciple fervent d'Épicure, qu'il célèbre comme le libérateur de l'humanité, Lucrèce y expose la physique atomiste : tout est fait d'atomes et de vide, rien ne naît de rien ni ne retourne au néant, et les mondes se forment et se défont sans le secours d'aucune providence divine.
Le but de cette physique est tout entier moral. En montrant que les dieux, parfaitement heureux, ne se mêlent pas des affaires humaines, et que l'âme, matérielle, périt avec le corps, Lucrèce veut arracher les hommes à deux terreurs qui empoisonnent leur vie : la crainte des dieux et la peur de la mort. La mort n'est rien pour nous, enseigne-t-il, car là où elle est, nous ne sommes plus. Délivré de ces angoisses, le sage peut goûter le plaisir simple et la paix de l'esprit.
Longtemps lue et imitée en secret, son œuvre fut redécouverte au XVe siècle et exerça une influence considérable sur la pensée moderne, de la Renaissance aux Lumières. Les citations réunies ici sont tirées de la traduction française en vers d'André Lefèvre (Société d'éditions littéraires, Paris, 1899), du domaine public.
Ses citations
Citations de Lucrèce
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