Citations et biographie
Citations de Madame de Sévigné
Rabutin-Chantal, la marquise, ou Madame de Sévigné est née le 05 février 1626 à Paris. C'est une femme de lettres française du 17ème siècle. Elle devient orpheline de père à un an et perd sa mère quand elle a sept ans.
- 27citations
- 2œuvres
"Le coeur n'a pas de rides."
27 citations attribuées à Madame de Sévigné
Les citations sont classées par popularité. Chaque fiche indique sa source lorsqu'une référence est disponible.
Les premiers sentiments sont toujours les plus naturels.
L'ingratitude attire les reproches, comme la reconnaissance attire de nouveaux bienfaits.
Que cette année vous soit heureuse ; que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune.
Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine.
Une femme sans beauté ne connaît que la moitié de la vie.
Gare à la flatterie, ma fille : trop de sucre gâte les dents.
La vie est courte ; c'est la consolation des misérables et la douleur des gens heureux ; et tout viendra au même but.
La vie est trop courte pour se tuer ; ce n'est pas la peine de s'impatienter.
Pour juger combien nous importunons en parlant de nous, il faut songer combien les autres nous importunent quand ils parlent d'eux.
Il n'y a qu'à être en Espagne pour n'avoir plus envie d'y bâtir des châteaux.
Le temps vole et m'emporte malgré moi ; j'ai beau vouloir le retenir, c'est lui qui m'entraîne.
Ne lui demandez pas de se connaître, vous savez bien qu'une femme ne voit jamais les défauts de ceux qu'elle aime.
La plupart des femmes ont toujours assez d'esprit pour se tirer d'une situation difficile. Mieux vaudrait qu'elles aient eu celui de l'éviter.
Nous faisons quelquefois des conversations d'une tristesse qu'il semble qu'il n'y ait plus qu'à nous enterrer.
Les femmes ont permission d'être faibles, et elles se servent sans scrupule de ce privilège.
Les opinions des femmes ne sont que la suite de leurs sentiments.
On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait le tout.
La mémoire est dans le coeur.
Il n'y a rien de plus vrai que l'amitié se réchauffe quand on est dans les mêmes intérêts.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
La vie est pleine de choses qui blessent le coeur.
Une heure de conversation vaut mieux que cinquante lettres.
Prenez du chocolat afin que les plus méchantes compagnies vous paraissent bonnes.
Il vaut mieux reverdir que d'être toujours vert.
Les traductions sont des domestiques qui vont porter un message de la part de leur maître et qui disent tout le contraire de ce qu'on leur a ordonné.
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
Biographie de Madame de Sévigné
Élevée par son grand-père dans sa jeunesse où elle était très choyée, ce sont ses oncles Philippe de Coulanges et Christophe de Coulanges qui prennent la relève à la mort de ce dernier. Ils lui donné une éducation exemplaire.
Les lettres de Madame de Sévigné
En 1644, à l'âge de 18 ans, elle se marie avec Henri de Sévigné, un noble breton, possédant le fief de Sévigné. Elle aura deux enfants avec lui, Françoise et Charles. En 1651, son mari meurt à un duel contre François Amanieu, seigneur d'Ambleville. Elle décide alors de se consacrer à la vie mondaine ainsi qu'à l'éducation de ses enfants.Sa fille épouse le comte de Grignan et le suit en Provence. C'est à cela que nous devons les « lettre de Madame de Sévigné ». Pendant trente ans, Madame de Sévigné a envoyé des lettres à sa fille, avec plusieurs lettres toutes les semaines.
1500 lettres seront adressées à sa fille, à son fils, mais aussi à des amis. La première publication de ces lettres a eu lieu en 1725 de façon clandestine, elle contenait 28 lettres en tout.
En 1726, c'est Pauline de Grignan, petite fille de Madame de Sévigné qui prend la décision de faire une publication des autres lettres. L'éditeur Denis-Marius Perrin publie 614 lettres de 1734 à 1737, puis 772 autres en 1754.
Les lettres ont été revues et corrigées selon les instructions de Pauline de Grignan. Celles qui touchaient de trop près la famille furent supprimées. La question de l'authenticité des lettres s'est donc posée.
Toutefois, en 1873, des copies manuscrites des lettres ont été retrouvées chez un antiquaire. Il s'agit de la moitié des lettres adressées à Madame de Grignan. Elles seront publiées en 1876 par Charles Capmas.
Les valeurs de la noblesse française dans les lettres
A la fin du 16ème siècle et jusqu'au début du 18ème siècle, la noblesse française est privée de ses privilèges politiques et sociaux. Elle subit une crise financière. Pour se protéger, la noblesse fait valoir sa supériorité de lignage, et font des « bienséances », une valeur parmi tant d'autres tels que la galanterie, le badinage, le souci de plaire et d'instruire.Ces notions esthétiques se retrouvent dans les lettres de Madame de Sévigné. Elle rappelle de manière fière ses origines nobiliaires à travers ses lettres. Ce sont ces valeurs également qui l'ont protégé des difficultés de l'existence.
Les lettres qu'écrivaient Madame de Sévigné à sa fille, étaient un moyen de communiquer avec une absente, mais aussi, et surtout, un moyen d'apprécier des qualités littéraires. Ses lettres étaient variées et jamais monotones, au risque d'ennuyer son lecteur.
Madame de Sévigné meurt le 17 avril 1696 à Grignan, quand elle est venue soigner sa fille qui était gravement malade.
Œuvres de Madame de Sévigné
614 lettres en 1734-1737
Denis-Marius Perrin
772 lettres en 1754
Denis-Marius Perrin
Sources et attribution
Une référence est affichée sous la citation lorsqu'elle est renseignée dans notre fonds. Sans référence, la phrase reste présentée comme une citation attribuée à Madame de Sévigné.
Télécharger les citations
Retrouvez cette sélection dans un document à consulter hors ligne.