Biographie
Biographie de Pierre Nicole
Pierre Nicole naît le 13 octobre 1625 à Chartres, dans une famille cultivée : son père, avocat, veille de près à son éducation. Venu poursuivre ses études à Paris, il se forme à la philosophie et à la théologie, puis se rapproche du milieu de Port-Royal, foyer du jansénisme français. Il enseigne aux Petites Écoles de l'abbaye, où il côtoie les esprits les plus rigoureux de son temps et noue avec le théologien Antoine Arnauld une collaboration durable.
En 1662, il participe avec Arnauld à la rédaction de La Logique ou l'Art de penser, plus connue sous le nom de « Logique de Port-Royal », ouvrage qui marque durablement l'histoire de la logique et de la pédagogie. Engagé dans la querelle janséniste, il défend Port-Royal contre ses adversaires, notamment dans les Lettres sur l'hérésie imaginaire (1664-1665). Son œuvre majeure reste cependant les Essais de morale, suite de traités de morale chrétienne pratique commencée en 1671 et prolongée en de nombreux volumes, où il scrute avec finesse les ressorts cachés du cœur humain : faiblesse, orgueil, amour-propre, connaissance de soi.
Nicole y développe une analyse célèbre de l'amour-propre, montrant comment ce mobile égoïste peut, par le jeu de l'intérêt et du « commerce » entre les hommes, produire les apparences de la charité et fonder une société policée. Cette intuition, souvent rapprochée de la « main invisible » d'Adam Smith, a nourri la réflexion des philosophes et des économistes des Lumières.
Mêlé jusqu'au bout aux controverses qui agitent Port-Royal, il connaît des périodes de retrait et d'exil avant de se réconcilier avec les autorités ecclésiastiques. Il meurt à Paris le 16 novembre 1695. Sa postérité littéraire est considérable : les Essais de morale furent lus et admirés par Madame de Sévigné, l'abbé de Rancé, Pierre Bayle, Voltaire ou encore Joseph Joubert, et demeurent un classique de la moralistique française du Grand Siècle.
En 1662, il participe avec Arnauld à la rédaction de La Logique ou l'Art de penser, plus connue sous le nom de « Logique de Port-Royal », ouvrage qui marque durablement l'histoire de la logique et de la pédagogie. Engagé dans la querelle janséniste, il défend Port-Royal contre ses adversaires, notamment dans les Lettres sur l'hérésie imaginaire (1664-1665). Son œuvre majeure reste cependant les Essais de morale, suite de traités de morale chrétienne pratique commencée en 1671 et prolongée en de nombreux volumes, où il scrute avec finesse les ressorts cachés du cœur humain : faiblesse, orgueil, amour-propre, connaissance de soi.
Nicole y développe une analyse célèbre de l'amour-propre, montrant comment ce mobile égoïste peut, par le jeu de l'intérêt et du « commerce » entre les hommes, produire les apparences de la charité et fonder une société policée. Cette intuition, souvent rapprochée de la « main invisible » d'Adam Smith, a nourri la réflexion des philosophes et des économistes des Lumières.
Mêlé jusqu'au bout aux controverses qui agitent Port-Royal, il connaît des périodes de retrait et d'exil avant de se réconcilier avec les autorités ecclésiastiques. Il meurt à Paris le 16 novembre 1695. Sa postérité littéraire est considérable : les Essais de morale furent lus et admirés par Madame de Sévigné, l'abbé de Rancé, Pierre Bayle, Voltaire ou encore Joseph Joubert, et demeurent un classique de la moralistique française du Grand Siècle.
Ses citations
Citations de Pierre Nicole
On peut désirer par amour-propre d'être délivré de l'amour-propre, comme l'on peut souhaiter l'humilité par orgueil.
Pierre Nicole
Le principal usage que nous faisons de notre amour de la vérité est de nous persuader que ce que nous aimons est vrai.
Pierre Nicole
Il n'y a donc rien dont on tire de plus grands services que de la cupidité même des hommes.
Pierre Nicole
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