Biographie
Biographie de Albert Memmi
Albert Memmi naît le 15 décembre 1920 à Tunis, dans le quartier juif de la Hara, et meurt le 22 mai 2020 à Paris. Issu d'une famille modeste, fils d'un artisan bourrelier de culture judéo-arabe, il fait l'expérience précoce d'une identité multiple : juif tunisien de langue arabe, formé à l'école française, vivant entre tradition et modernité. Cette position d'entre-deux, qu'il décrira comme un homme « à cheval sur deux civilisations », deviendra la matière centrale de son œuvre.
Après des études de philosophie à Alger puis à la Sorbonne, il publie en 1953 son premier roman, La Statue de sel, récit largement autobiographique de son enfance et de sa jeunesse tunisiennes, qui le révèle. Suivent les essais qui font sa notoriété : le Portrait du colonisé, précédé du Portrait du colonisateur (1957), analyse de la relation coloniale, puis le Portrait d'un Juif (1962). Memmi y forge une réflexion sur les différentes figures de l'oppression, en rapprochant la condition du colonisé, celle du Juif et, plus largement, celle de tout être dominé.
Installé en France, il poursuit une carrière d'écrivain et d'enseignant, notamment en sociologie. Il prolonge son analyse de la domination dans des ouvrages comme L'Homme dominé (1968), puis consacre des essais aux mécanismes du racisme, en particulier Le Racisme (1982), où il propose une définition restée célèbre. Dans Le Nomade immobile (2000), récit plus tardif, il revient sur son parcours et sur ses fidélités multiples.
Tout au long de son œuvre, Albert Memmi mêle l'écriture littéraire et la réflexion d'essayiste pour penser ce que vivent ceux qui appartiennent à plusieurs mondes sans se reconnaître pleinement dans aucun. Sa pensée de la domination, du colonialisme et du racisme en a fait l'une des voix importantes de la littérature francophone du XXe siècle.
Après des études de philosophie à Alger puis à la Sorbonne, il publie en 1953 son premier roman, La Statue de sel, récit largement autobiographique de son enfance et de sa jeunesse tunisiennes, qui le révèle. Suivent les essais qui font sa notoriété : le Portrait du colonisé, précédé du Portrait du colonisateur (1957), analyse de la relation coloniale, puis le Portrait d'un Juif (1962). Memmi y forge une réflexion sur les différentes figures de l'oppression, en rapprochant la condition du colonisé, celle du Juif et, plus largement, celle de tout être dominé.
Installé en France, il poursuit une carrière d'écrivain et d'enseignant, notamment en sociologie. Il prolonge son analyse de la domination dans des ouvrages comme L'Homme dominé (1968), puis consacre des essais aux mécanismes du racisme, en particulier Le Racisme (1982), où il propose une définition restée célèbre. Dans Le Nomade immobile (2000), récit plus tardif, il revient sur son parcours et sur ses fidélités multiples.
Tout au long de son œuvre, Albert Memmi mêle l'écriture littéraire et la réflexion d'essayiste pour penser ce que vivent ceux qui appartiennent à plusieurs mondes sans se reconnaître pleinement dans aucun. Sa pensée de la domination, du colonialisme et du racisme en a fait l'une des voix importantes de la littérature francophone du XXe siècle.
Ses citations
Citations de Albert Memmi
À découvrir







