Biographie
Biographie de Carlo Goldoni
Carlo Goldoni naît à Venise en 1707, dans une maison de la paroisse Saint-Thomas. Petit-fils d'un homme qui aimait les plaisirs et le théâtre, il se passionne très tôt pour la comédie et fait, sans grande conviction, des études de droit à Pavie. Avocat de formation, il exerce un temps le barreau à Venise et à Pise, mais sa vraie vocation l'emporte : il se tourne vers la scène, qu'il considère comme le seul terrain où s'exerce vraiment son génie de l'invention.
À partir des années 1740, Goldoni entreprend de réformer en profondeur la comédie italienne. Là où la commedia dell'arte reposait sur des canevas improvisés et des masques figés, il impose des pièces entièrement écrites, peignant des personnages vrais, observés dans la société de son temps. Il donne des chefs-d'œuvre comme La Locandiera (La Locandière), Arlequin serviteur de deux maîtres, Les Rustres ou Le Café, et fait de la nature et du bon sens les modèles du théâtre.
En 1762, fatigué des querelles littéraires vénitiennes, il accepte une invitation à Paris pour diriger la Comédie-Italienne. Il y restera jusqu'à sa mort. Maître d'italien des filles de Louis XV, il maîtrise si bien le français qu'il compose dans cette langue Le Bourru bienfaisant (1771), joué avec un grand succès à la Comédie-Française, puis ses Mémoires (1787), où il raconte sa vie et son théâtre avec finesse et bonne humeur.
Goldoni meurt à Paris en 1793, dans la gêne, peu après la suppression de sa pension royale par la Révolution. Il laisse une œuvre immense et un modèle durable : celui d'un théâtre qui veut être l'école des mœurs, exposer les faiblesses humaines pour les corriger, et trouver dans l'observation patiente du réel une source inépuisable de comédie.
À partir des années 1740, Goldoni entreprend de réformer en profondeur la comédie italienne. Là où la commedia dell'arte reposait sur des canevas improvisés et des masques figés, il impose des pièces entièrement écrites, peignant des personnages vrais, observés dans la société de son temps. Il donne des chefs-d'œuvre comme La Locandiera (La Locandière), Arlequin serviteur de deux maîtres, Les Rustres ou Le Café, et fait de la nature et du bon sens les modèles du théâtre.
En 1762, fatigué des querelles littéraires vénitiennes, il accepte une invitation à Paris pour diriger la Comédie-Italienne. Il y restera jusqu'à sa mort. Maître d'italien des filles de Louis XV, il maîtrise si bien le français qu'il compose dans cette langue Le Bourru bienfaisant (1771), joué avec un grand succès à la Comédie-Française, puis ses Mémoires (1787), où il raconte sa vie et son théâtre avec finesse et bonne humeur.
Goldoni meurt à Paris en 1793, dans la gêne, peu après la suppression de sa pension royale par la Révolution. Il laisse une œuvre immense et un modèle durable : celui d'un théâtre qui veut être l'école des mœurs, exposer les faiblesses humaines pour les corriger, et trouver dans l'observation patiente du réel une source inépuisable de comédie.
Ses citations
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