Citations et biographie
Citations de Giacomo Leopardi
Giacomo Leopardi (1798-1837) est un poète et philosophe italien , figure majeure du pessimisme européen. Dans ses Petites œuvres morales et ses Pensées , il médite avec une lucidité sans concession sur l'ennui, l'illusion, l'indifférence de la nature et l'impossible bonheur. Sa prose, d'une clarté tranchante, fait de la…
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"Même s'il m'arrivait de détruire toute votre espèce, je ne m'en apercevrais pas."
16 citations attribuées à Giacomo Leopardi
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T'imaginais-tu par hasard que le monde était fait pour vous ?
Dès ma première jeunesse, tu dois le savoir, de courtes expériences me persuadèrent de la vanité de la vie et de la sottise des hommes.
Seul l'ennui, qui naît toujours de la vanité des choses, n'est jamais ni vanité ni erreur : il ne repose jamais sur rien de faux.
Et l'on peut dire que, si tout le reste est vain, tout le réel et tout le solide de la vie humaine se ramènent à l'ennui.
Les plaisirs sont tous vains. La douleur même, je parle de celle de l'âme, est vaine la plupart du temps.
Vivons, mon cher Porphyre, et encourageons-nous l'un l'autre ; ne refusons pas de porter la part des maux humains que le destin nous a assignée.
Les oiseaux sont naturellement les plus joyeuses créatures du monde.
Il ne semble pas qu'ils soient sujets à l'ennui.
Allons, mortels, éveillez-vous. Le jour renaît : la vérité retourne sur la terre et les images vaines s'en vont.
C'est une très douce chose que ce sommeil où concourent la joie et l'espérance.
Il semble que l'être des choses ait pour propre et unique objet de mourir.
La vie heureuse serait sans doute un bien, mais comme heureuse, non comme vie.
La vie doit être vivante, c'est-à-dire une vraie vie, ou la mort la surpasse incomparablement en valeur.
Biographie de Giacomo Leopardi
Giacomo Leopardi naît le 29 juin 1798 à Recanati, petite ville des Marches, dans une famille noble mais désargentée. Enfant prodige, il se forme presque seul dans l'immense bibliothèque paternelle, où des années d'« étude folle et désespérée » ruinent sa santé et déforment son corps. Il apprend le grec, le latin, l'hébreu, traduit les Anciens et compose ses premiers textes érudits avant vingt ans.
Très tôt, il tient un vaste journal intellectuel, le Zibaldone, laboratoire de toute sa pensée. Sa poésie des Chants (Canti) et sa prose philosophique des Petites œuvres morales (Operette morali) élaborent une vision lucide et désenchantée de l'existence : la nature y est indifférente, le bonheur impossible, l'ennui le fond même de la vie humaine, et les illusions de la jeunesse les seuls baumes contre la douleur.
Sa vie fut un long combat contre la maladie, la solitude et la pauvreté. Il quitte plusieurs fois Recanati pour Rome, Bologne, Florence et Naples, nouant une amitié durable avec Antonio Ranieri, qui l'accueille à la fin. Il meurt à Naples le 14 juin 1837, à trente-huit ans.
Tenu pour l'un des plus grands écrivains italiens, à l'égal de Dante et de Pétrarque, Leopardi a profondément marqué la pensée moderne. Ses œuvres en prose furent rendues accessibles en français par la traduction de F.-A. Aulard, aujourd'hui dans le domaine public.
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