Citations et biographie
Citations de Heinrich von Kleist
Génie foudroyé du romantisme allemand, Heinrich von Kleist (1777-1811) a porté la nouvelle à un sommet de tension dramatique. De Michel Kohlhaas , où le sentiment du droit tourne au vertige meurtrier, à l'énigmatique Marquise d'O… et au lumineux Tremblement de terre du Chili , son œuvre interroge sans relâche la justice, le…
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"Son nom rappelle encore aujourd'hui l'un des hommes les plus justes, et en même temps l'un des plus criminels de son siècle."
16 citations attribuées à Heinrich von Kleist
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Le sentiment profond de la justice en fit un brigand et un meurtrier.
Le monde eût dû bénir son nom, s'il n'avait poussé jusqu'à l'excès une de ses belles vertus.
Son sentiment de la justice, qui ressemblait à un trébuchet, l'emporta sur sa colère.
De demander satisfaction de cette injure, non-seulement pour son propre repos, mais pour la sûreté future de tous ses concitoyens.
J'appelle rejeté, l'homme à qui les lois refusent leur protection.
Sache donc que l'épée que tu portes est celle du brigand et de l'assassin.
Que Dieu ne me pardonne jamais si je pardonne au gentilhomme !
Je veux montrer au monde que ma chère Lisbeth ne se mêla point d'une chose injuste.
L'esprit humain semblait être demeuré debout comme une fleur au milieu des champs.
La marquise d'O… étant, à son insu, devenue enceinte, le père de l'enfant qu'elle mettra au monde est invité à se déclarer.
Tu ne me serais pas apparu alors comme un diable, si la première fois que je t'ai vu, tu ne m'avais semblé un ange descendu du ciel.
Nous voyons que, dans le monde organique, plus la réflexion paraît faible et obscure, plus la grâce est souveraine et rayonnante.
Nous devrions manger une fois encore du fruit de l'Arbre de la Connaissance, pour retomber dans l'état d'innocence.
Biographie de Heinrich von Kleist
Heinrich von Kleist naît le 18 octobre 1777 à Francfort-sur-l'Oder, dans une famille de l'aristocratie militaire prussienne. Destiné à l'armée, il quitte le service pour se consacrer à l'étude puis à la littérature, traversé par une crise intellectuelle profonde née de sa lecture de Kant, qui ébranle sa confiance dans la possibilité même d'atteindre la vérité.
Esprit inquiet et voyageur, il mène une existence errante entre la Prusse, la France et la Suisse. Il donne au théâtre des pièces puissantes — La Cruche cassée, Penthésilée, Le Prince de Hombourg — et porte la nouvelle à une intensité inédite avec Michel Kohlhaas, La Marquise d'O…, Le Tremblement de terre du Chili et Les Fiancés de Saint-Domingue. Son célèbre essai Sur le théâtre de marionnettes (1810) médite sur la grâce, perdue avec la conscience et retrouvée seulement dans l'inconscience du pantin ou la conscience infinie du dieu.
Incompris de son vivant, déchiré entre exigence absolue et sentiment d'échec, Kleist met fin à ses jours le 21 novembre 1811 au bord du Wannsee, à Berlin, en compagnie d'Henriette Vogel. Il a trente-quatre ans.
La postérité a reconnu en lui l'un des plus grands prosateurs de langue allemande. Ses récits, où l'ordre du monde vacille sous le coup du hasard et de la passion, ont influencé Kafka et continuent d'être traduits, joués et étudiés. Les nouvelles citées ici le sont d'après la traduction française de référence du domaine public, due à A.-I. et J. Cherbuliez (1832).
Sources et attribution
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