Biographie
Biographie de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
Né le 16 janvier 1675 à Paris, Louis de Rouvroy est le fils de Claude de Rouvroy, premier duc de Saint-Simon, ancien favori de Louis XIII. Il entre en 1691 dans les mousquetaires gris, sert au siège de Namur (1692) puis à la bataille de Neerwinden (1693), et quitte l'armée en 1702. Il avait épousé le 8 avril 1695 Marie-Gabrielle de Durfort, fille du maréchal de Lorges.
Duc et pair, il vit à Versailles en observateur passionné du rang et de l'étiquette, mais Louis XIV le tient à l'écart des affaires. Ami de Philippe d'Orléans, il siège au Conseil de régence de 1715 à 1723 et remplit en 1721-1722 une ambassade extraordinaire en Espagne, chargée de demander l'infante pour le jeune Louis XV : c'est le sommet de sa carrière politique.
Après la mort du Régent en 1723, il se retire sur ses terres de La Ferté-Vidame et consacre la fin de sa vie à ses Mémoires, qui s'arrêtent à l'année 1723. Il y peint la cour de Louis XIV et la Régence dans une prose rapide, heurtée, sans indulgence, qui lui vaut d'être tenu pour le plus grand mémorialiste français. Il meurt à Paris le 2 mars 1755.
Ses papiers furent saisis par la Couronne à sa mort et ne furent rendus à ses héritiers qu'en 1828 : les Mémoires ne circulèrent longtemps que par copies et extraits avant de paraître intégralement au XIXe siècle. L'édition d'Adolphe Chéruel, publiée par Hachette en vingt volumes (1856-1858), est celle qui a fait connaître le texte au grand public. Il ne doit pas être confondu avec Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825), le philosophe socialiste.
Duc et pair, il vit à Versailles en observateur passionné du rang et de l'étiquette, mais Louis XIV le tient à l'écart des affaires. Ami de Philippe d'Orléans, il siège au Conseil de régence de 1715 à 1723 et remplit en 1721-1722 une ambassade extraordinaire en Espagne, chargée de demander l'infante pour le jeune Louis XV : c'est le sommet de sa carrière politique.
Après la mort du Régent en 1723, il se retire sur ses terres de La Ferté-Vidame et consacre la fin de sa vie à ses Mémoires, qui s'arrêtent à l'année 1723. Il y peint la cour de Louis XIV et la Régence dans une prose rapide, heurtée, sans indulgence, qui lui vaut d'être tenu pour le plus grand mémorialiste français. Il meurt à Paris le 2 mars 1755.
Ses papiers furent saisis par la Couronne à sa mort et ne furent rendus à ses héritiers qu'en 1828 : les Mémoires ne circulèrent longtemps que par copies et extraits avant de paraître intégralement au XIXe siècle. L'édition d'Adolphe Chéruel, publiée par Hachette en vingt volumes (1856-1858), est celle qui a fait connaître le texte au grand public. Il ne doit pas être confondu avec Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825), le philosophe socialiste.
Ses citations
Citations de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
Il voyait et remarquait tout le monde, aucun ne lui échappait, jusqu'à ceux qui n'espéraient pas même être vus.
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
Jamais rien ne coûta moins au roi que de se taire profondément, et de dissimuler de même.
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
Jamais personne ne donna de meilleure grâce, et n'augmenta tant par là le prix de ses bienfaits. Jamais personne ne vendit mieux ses paroles, son souris même, jusqu'à ses regards.
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
Il se plut à tyranniser la nature, à la dompter à force d'art et de trésors.
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
Il aima en tout la splendeur, la magnificence, la profusion. Ce goût il le tourna en maxime par politique, et l'inspira en tout à sa cour.
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
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