Biographie
Biographie de Madame de Maintenon
Françoise d'Aubigné naît le 27 novembre 1635 à Niort, dans l'enceinte de la prison où son père, Constant d'Aubigné, était détenu. Elle est la petite-fille du poète et capitaine huguenot Agrippa d'Aubigné. Son enfance est marquée par la pauvreté et par un séjour aux Antilles ; revenue en France, elle est élevée dans la religion catholique, notamment auprès de sa tante Mme de Neuillant, après avoir connu la maison protestante de sa parente Mme de Villette.
En 1652, à seize ans, elle épouse le poète burlesque Paul Scarron, infirme et beaucoup plus âgé qu'elle ; elle devient « Madame Scarron » et tient un salon fréquenté du Paris lettré. Veuve en 1660, elle vit d'une pension jusqu'à ce qu'on lui confie, vers la fin des années 1660, l'éducation des enfants que Louis XIV avait eus de Mme de Montespan. Sa réussite auprès du roi lui vaut l'acquisition du domaine de Maintenon (1675), dont elle prend le titre de marquise.
Après la mort de la reine Marie-Thérèse en 1683, elle épouse secrètement Louis XIV (mariage morganatique) et exerce dès lors une influence considérable, quoique discrète, à la cour de Versailles. En 1686, elle fonde à Saint-Cyr la Maison royale de Saint-Louis, destinée à l'instruction des jeunes filles nobles et pauvres. La crise du quiétisme, liée à Mme Guyon, entraîne au début des années 1690 une réforme profonde de l'institution, transformée en couvent soumis à la règle augustinienne. À la mort du roi, en 1715, elle se retire définitivement à Saint-Cyr, où elle meurt le 15 avril 1719.
Sa postérité littéraire repose sur une correspondance d'une ampleur prodigieuse et sur ses avis et instructions à l'éducation des filles (notamment les Conseils et instructions aux demoiselles pour leur conduite dans le monde), publiés et édités après sa mort, en particulier par Théophile Lavallée et Octave Gréard au XIXe siècle. L'authenticité de ses écrits est un sujet délicat : dès le XVIIIe siècle, l'éditeur La Beaumelle a publié des lettres en partie fabriquées ou retouchées, ce qui explique la prudence à observer face aux nombreuses maximes brillantes qu'on lui prête.
En 1652, à seize ans, elle épouse le poète burlesque Paul Scarron, infirme et beaucoup plus âgé qu'elle ; elle devient « Madame Scarron » et tient un salon fréquenté du Paris lettré. Veuve en 1660, elle vit d'une pension jusqu'à ce qu'on lui confie, vers la fin des années 1660, l'éducation des enfants que Louis XIV avait eus de Mme de Montespan. Sa réussite auprès du roi lui vaut l'acquisition du domaine de Maintenon (1675), dont elle prend le titre de marquise.
Après la mort de la reine Marie-Thérèse en 1683, elle épouse secrètement Louis XIV (mariage morganatique) et exerce dès lors une influence considérable, quoique discrète, à la cour de Versailles. En 1686, elle fonde à Saint-Cyr la Maison royale de Saint-Louis, destinée à l'instruction des jeunes filles nobles et pauvres. La crise du quiétisme, liée à Mme Guyon, entraîne au début des années 1690 une réforme profonde de l'institution, transformée en couvent soumis à la règle augustinienne. À la mort du roi, en 1715, elle se retire définitivement à Saint-Cyr, où elle meurt le 15 avril 1719.
Sa postérité littéraire repose sur une correspondance d'une ampleur prodigieuse et sur ses avis et instructions à l'éducation des filles (notamment les Conseils et instructions aux demoiselles pour leur conduite dans le monde), publiés et édités après sa mort, en particulier par Théophile Lavallée et Octave Gréard au XIXe siècle. L'authenticité de ses écrits est un sujet délicat : dès le XVIIIe siècle, l'éditeur La Beaumelle a publié des lettres en partie fabriquées ou retouchées, ce qui explique la prudence à observer face aux nombreuses maximes brillantes qu'on lui prête.
Ses citations
Citations de Madame de Maintenon
N'espérez point que cette union vous fasse jouir d'un bonheur parfait : les meilleurs mariages sont ceux où l'on souffre tour à tour l'une de l'autre avec douceur et patience.
Madame de Maintenon
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