Biographie
Biographie de Émilie du Châtelet
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, naît à Paris le 17 décembre 1706 et meurt à Lunéville le 10 septembre 1749. Issue de la noblesse, elle reçoit une éducation exceptionnelle pour une femme de son temps : elle apprend plusieurs langues et se passionne très tôt pour les mathématiques et la physique, disciplines dont les femmes étaient alors quasi entièrement écartées.
Penseuse rigoureuse, elle publie en 1740 les « Institutions de physique », ouvrage de vulgarisation et de synthèse où elle confronte les idées de Newton et de Leibniz, et prend part au débat savant sur les « forces vives ». Son grand œuvre scientifique reste sa traduction commentée des « Principes mathématiques de la philosophie naturelle » de Newton, restée longtemps la seule version française de référence et publiée après sa mort (1759). Une grande partie de cette activité intellectuelle se déploie au château de Cirey, où elle partage la vie et les travaux de Voltaire.
C'est dans ses dernières années qu'elle compose le « Discours sur le bonheur » (aussi connu sous le titre « Réflexions sur le bonheur »), essai personnel et philosophique publié seulement en 1779, longtemps après sa disparition. Elle y développe une morale d'inspiration épicurienne : le bonheur s'y conquiert par les passions et les goûts satisfaits, par l'amour de l'étude, seule gloire accessible aux femmes selon elle, par la vertu, et par le soin de préserver ses illusions.
Morte à quarante-deux ans des suites d'un accouchement, Émilie du Châtelet a longtemps été reléguée au rang de simple compagne de Voltaire. Elle est aujourd'hui reconnue comme une figure majeure des Lumières, à la fois savante de premier plan et moraliste lucide sur la condition des femmes.
Penseuse rigoureuse, elle publie en 1740 les « Institutions de physique », ouvrage de vulgarisation et de synthèse où elle confronte les idées de Newton et de Leibniz, et prend part au débat savant sur les « forces vives ». Son grand œuvre scientifique reste sa traduction commentée des « Principes mathématiques de la philosophie naturelle » de Newton, restée longtemps la seule version française de référence et publiée après sa mort (1759). Une grande partie de cette activité intellectuelle se déploie au château de Cirey, où elle partage la vie et les travaux de Voltaire.
C'est dans ses dernières années qu'elle compose le « Discours sur le bonheur » (aussi connu sous le titre « Réflexions sur le bonheur »), essai personnel et philosophique publié seulement en 1779, longtemps après sa disparition. Elle y développe une morale d'inspiration épicurienne : le bonheur s'y conquiert par les passions et les goûts satisfaits, par l'amour de l'étude, seule gloire accessible aux femmes selon elle, par la vertu, et par le soin de préserver ses illusions.
Morte à quarante-deux ans des suites d'un accouchement, Émilie du Châtelet a longtemps été reléguée au rang de simple compagne de Voltaire. Elle est aujourd'hui reconnue comme une figure majeure des Lumières, à la fois savante de premier plan et moraliste lucide sur la condition des femmes.
Ses citations
Citations de Émilie du Châtelet
L'erreur ne peut jamais être un bien, et elle est sûrement un grand mal dans les choses d'où dépend la conduite de la vie.
Émilie du Châtelet
Une des choses qui contribue le plus au bonheur, c'est de se contenter de son état et de chercher plutôt à le rendre heureux qu'à en changer.
Émilie du Châtelet
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