Biographie
Biographie de Flora Tristan
Flora Tristan naît le 7 avril 1803 à Paris. Son père, Mariano de Tristán y Moscoso, officier péruvien issu d'une famille aristocratique d'Arequipa, et sa mère, Française, s'étaient mariés en Espagne sans que l'union fût jamais régularisée en France. À la mort du père, survenue alors que Flora avait quatre ans, l'enfant se trouve privée de tout droit à l'héritage et frappée d'illégitimité : c'est de cette condition qu'elle tirera le mot de « paria » dont elle fera le titre et le fil de son œuvre. Mariée très jeune au graveur André Chazal, mère de trois enfants, elle se sépare de lui vers vingt ans, à une époque où le divorce est aboli et la séparation presque impossible à obtenir.
En 1833-1834, elle entreprend seule le voyage du Pérou pour faire reconnaître ses droits auprès de la famille de son père, à Arequipa et à Lima. De cette expédition naît « Pérégrinations d'une paria », publié chez Arthus Bertrand en 1838, récit de voyage doublé d'un réquisitoire contre la condition faite aux femmes séparées. Elle avait déjà publié en 1835 « Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères », et donné en 1836 à la Revue de Paris l'article « Les Femmes de Lima ». Suivront le roman « Méphis » (1838) et « Promenades dans Londres » (1840), enquête sur la misère ouvrière et les bas-fonds de l'Angleterre industrielle.
En 1843 paraît « Union ouvrière », son livre le plus influent, financé par souscription : elle y propose de constituer la classe ouvrière en une union universelle des ouvriers et des ouvrières, de bâtir des « Palais de l'Union ouvrière » où seraient instruits à nombre égal filles et garçons, et lie explicitement l'émancipation des travailleurs à celle des femmes. Elle y récuse la violence et l'émeute au profit de l'action légale et du nombre. Une deuxième édition suit en 1844.
Pour porter son livre auprès des ouvriers, elle parcourt les villes de France. C'est au cours de cette tournée qu'elle meurt à Bordeaux le 14 novembre 1844, à quarante et un ans. Sa fille Aline sera la mère du peintre Paul Gauguin, dont Flora Tristan est ainsi la grand-mère. Son œuvre, longtemps négligée, la fait aujourd'hui compter parmi les figures fondatrices du féminisme et du socialisme français.
En 1833-1834, elle entreprend seule le voyage du Pérou pour faire reconnaître ses droits auprès de la famille de son père, à Arequipa et à Lima. De cette expédition naît « Pérégrinations d'une paria », publié chez Arthus Bertrand en 1838, récit de voyage doublé d'un réquisitoire contre la condition faite aux femmes séparées. Elle avait déjà publié en 1835 « Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères », et donné en 1836 à la Revue de Paris l'article « Les Femmes de Lima ». Suivront le roman « Méphis » (1838) et « Promenades dans Londres » (1840), enquête sur la misère ouvrière et les bas-fonds de l'Angleterre industrielle.
En 1843 paraît « Union ouvrière », son livre le plus influent, financé par souscription : elle y propose de constituer la classe ouvrière en une union universelle des ouvriers et des ouvrières, de bâtir des « Palais de l'Union ouvrière » où seraient instruits à nombre égal filles et garçons, et lie explicitement l'émancipation des travailleurs à celle des femmes. Elle y récuse la violence et l'émeute au profit de l'action légale et du nombre. Une deuxième édition suit en 1844.
Pour porter son livre auprès des ouvriers, elle parcourt les villes de France. C'est au cours de cette tournée qu'elle meurt à Bordeaux le 14 novembre 1844, à quarante et un ans. Sa fille Aline sera la mère du peintre Paul Gauguin, dont Flora Tristan est ainsi la grand-mère. Son œuvre, longtemps négligée, la fait aujourd'hui compter parmi les figures fondatrices du féminisme et du socialisme français.
Ses citations
Citations de Flora Tristan
La femme (c'est la moitié de l'humanité) a été mise hors l'Église, hors la loi, hors la société.
Flora Tristan
La loi qui asservit la femme et la prive d'instruction, vous opprime, vous ; hommes prolétaires.
Flora Tristan
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