Biographie
Biographie de Gisèle Halimi
Née le 27 juillet 1927 à La Goulette, en Tunisie, sous le nom de Zeiza Gisèle Élise Taïeb, Gisèle Halimi grandit dans une famille juive modeste. Dès l'enfance, elle refuse le destin assigné aux filles et fait une grève de la faim pour ne plus avoir à servir ses frères. Elle poursuit des études de droit et de philosophie à Paris, s'inscrit au barreau de Tunis en 1949, puis à celui de Paris en 1956.
Avocate engagée, elle défend les militants indépendantistes tunisiens et algériens. En 1960, elle prend la défense de Djamila Boupacha, militante du FLN torturée et violée par des soldats français, et cosigne avec Simone de Beauvoir l'ouvrage Djamila Boupacha (1962), qui ébranle l'opinion. En 1971, elle figure parmi les signataires du Manifeste des 343 et cofonde l'association Choisir la cause des femmes.
En 1972, elle plaide au procès de Bobigny pour la défense d'une mineure ayant avorté après un viol, transformant le prétoire en tribune contre la loi de 1920 : ce procès contribue à l'évolution vers la dépénalisation de l'avortement, consacrée par la loi Veil de 1975. En 1978, au procès d'Aix-en-Provence, elle fait progresser la reconnaissance du viol comme crime. Députée de l'Isère de 1981 à 1984, puis ambassadrice de la France à l'UNESCO (1985-1986), elle milite jusqu'au bout pour la parité.
Autrice de La Cause des femmes (1973), Le Lait de l'oranger (1988), Ne vous résignez jamais (2009) et, en dialogue avec Annick Cojean, Une farouche liberté (2020), elle meurt le 28 juillet 2020 à Paris, au lendemain de ses 93 ans. Ses cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise.
Avocate engagée, elle défend les militants indépendantistes tunisiens et algériens. En 1960, elle prend la défense de Djamila Boupacha, militante du FLN torturée et violée par des soldats français, et cosigne avec Simone de Beauvoir l'ouvrage Djamila Boupacha (1962), qui ébranle l'opinion. En 1971, elle figure parmi les signataires du Manifeste des 343 et cofonde l'association Choisir la cause des femmes.
En 1972, elle plaide au procès de Bobigny pour la défense d'une mineure ayant avorté après un viol, transformant le prétoire en tribune contre la loi de 1920 : ce procès contribue à l'évolution vers la dépénalisation de l'avortement, consacrée par la loi Veil de 1975. En 1978, au procès d'Aix-en-Provence, elle fait progresser la reconnaissance du viol comme crime. Députée de l'Isère de 1981 à 1984, puis ambassadrice de la France à l'UNESCO (1985-1986), elle milite jusqu'au bout pour la parité.
Autrice de La Cause des femmes (1973), Le Lait de l'oranger (1988), Ne vous résignez jamais (2009) et, en dialogue avec Annick Cojean, Une farouche liberté (2020), elle meurt le 28 juillet 2020 à Paris, au lendemain de ses 93 ans. Ses cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise.
Ses citations
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