Biographie
Biographie de Jean-Marie Guyau
Jean-Marie Guyau naît le 28 octobre 1854 à Laval. Il grandit dans un milieu intellectuel : sa mère, Augustine Tuillerie, épouse le philosophe Alfred Fouillée, qui devient son beau-père et son maître. D'une précocité exceptionnelle, il est couronné dès dix-neuf ans par l'Académie des sciences morales et politiques pour un mémoire sur la morale utilitaire, et enseigne la philosophie à Paris.
Une santé fragile, minée par la tuberculose, le contraint à quitter Paris pour la Côte d'Azur. C'est à Menton qu'il compose l'essentiel d'une œuvre d'une densité rare, avant de mourir le 31 mars 1888, à trente-trois ans.
Philosophe et poète, Guyau cherche à fonder une morale sur la seule réalité de la vie, indépendamment de tout commandement religieux ou métaphysique. Sa formule majeure, « la vie ne se maintient qu'à condition de se répandre », fait de l'intensité et de la générosité vitales le ressort de l'action : le devoir n'y est plus une contrainte, mais le débordement d'une force intérieure. On lui doit notamment l'Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction (1885), les poèmes des Vers d'un philosophe (1881) et des essais d'esthétique.
Son influence dépasse son bref parcours : il met en avant la notion d'« anomie » que reprendra Durkheim, Nietzsche annota ses livres, et sa réflexion sur le temps et la vie marqua Bergson et Kropotkine. On l'a parfois surnommé « le Nietzsche français ».
Une santé fragile, minée par la tuberculose, le contraint à quitter Paris pour la Côte d'Azur. C'est à Menton qu'il compose l'essentiel d'une œuvre d'une densité rare, avant de mourir le 31 mars 1888, à trente-trois ans.
Philosophe et poète, Guyau cherche à fonder une morale sur la seule réalité de la vie, indépendamment de tout commandement religieux ou métaphysique. Sa formule majeure, « la vie ne se maintient qu'à condition de se répandre », fait de l'intensité et de la générosité vitales le ressort de l'action : le devoir n'y est plus une contrainte, mais le débordement d'une force intérieure. On lui doit notamment l'Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction (1885), les poèmes des Vers d'un philosophe (1881) et des essais d'esthétique.
Son influence dépasse son bref parcours : il met en avant la notion d'« anomie » que reprendra Durkheim, Nietzsche annota ses livres, et sa réflexion sur le temps et la vie marqua Bergson et Kropotkine. On l'a parfois surnommé « le Nietzsche français ».
Ses citations
Citations de Jean-Marie Guyau
Il faut fleurir ; la moralité, le désintéressement, c'est la fleur de la vie humaine.
Jean-Marie Guyau
La nature ne regarde pas en arrière pour voir ce qu'elle abandonne ; elle va son chemin, toujours en avant, toujours plus haut.
Jean-Marie Guyau
La plante ne peut pas s'empêcher de fleurir ; quelquefois, fleurir, pour elle, c'est mourir ; n'importe, la sève monte toujours.
Jean-Marie Guyau
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