Citations et biographie
Citations de Pierre-Jean de Béranger
Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) fut le chansonnier le plus populaire de son temps, la « voix du peuple » qui éleva la chanson à la hauteur de l'ode et chanta les humbles, l'amitié et la liberté.
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"Dans un grenier qu'on est bien à vingt ans !"
12 citations attribuées à Pierre-Jean de Béranger
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Il était un roi d'Yvetot / Peu connu dans l'histoire, / Se levant tard, se couchant tôt, / Dormant fort bien sans gloire
Le bon Dieu me dit : Chante, / Chante, pauvre petit !
Oui, le bonheur est facile / Au sein de la pauvreté
Vivre obscur à sa guise, / Narguer les mécontents ; / Eh gai ! c'est la devise / Du gros Roger Bontemps.
Il est un Dieu ; devant lui je m'incline, / Pauvre et content, sans lui demander rien.
Vous vieillirez, ô ma belle maîtresse ! / Vous vieillirez, et je ne serai plus.
Hirondelles, que l'espérance / Suit jusqu'en ces brûlants climats, / Sans doute vous quittez la France : / De mon pays ne me parlez-vous pas ?
Mis à l'abri du vent contraire, / Le ver fût devenu fourmi ; / Je vous aurais chéris en frère.
Peuples, formons une sainte alliance, / Et donnons-nous la main.
Que fait la gloire à qui succombe ? / Amis, renonçons à briller ; / Donnons les marbres d'une tombe / Pour les plumes d'un oreiller.
D'abord nous trinquerons pour boire, / Et puis nous boirons pour trinquer.
Biographie de Pierre-Jean de Béranger
Pierre-Jean de Béranger naît le 19 août 1780 à Paris, dans une famille modeste, et connaît une enfance difficile, élevé en partie par ses grands-parents puis chez une tante aubergiste à Péronne. Apprenti imprimeur et en grande partie autodidacte, il découvre la poésie et s'installe dans une mansarde parisienne dont il tirera plus tard la chanson « Le Grenier ».
À partir de 1815, ses recueils de chansons remportent un succès immense et populaire : on le surnomme la « voix du peuple ». Mêlant la gaieté, la tendresse et la satire, il élève la chanson à la hauteur de l'ode et célèbre les humbles, l'amitié, le vin, la vieillesse heureuse et la patrie.
Ses chansons hostiles à la Restauration et aux puissants lui valent deux séjours à la prison Sainte-Pélagie, en 1821 puis en 1828 ; loin de lui nuire, ces condamnations accroissent sa popularité. Attaché à son indépendance, il refuse les honneurs et les emplois qu'on lui offre, et n'occupe qu'un bref mandat de député en 1848 avant de démissionner.
Il meurt pauvre le 16 juillet 1857 à Paris ; le gouvernement prend en charge ses funérailles, suivies par une foule immense, et il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Admiré par Chateaubriand, qui voyait en lui un des plus grands poètes que la France ait produits, il laisse des centaines de chansons devenues une part du patrimoine populaire français.
Sources et attribution
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