Biographie
Biographie de Sappho
Sappho naît à Lesbos, dans la cité de Mytilène ou d'Érésos, vers la fin du VIIe siècle avant notre ère. Issue d'une famille aristocratique, elle vit dans un milieu cultivé où la poésie chantée, accompagnée de la lyre, tient une place centrale. L'Antiquité l'a tenue pour la plus grande poétesse de langue grecque, au point que Platon la nomma « la dixième Muse ».
Son œuvre, composée en dialecte éolien et rassemblée plus tard par les grammairiens d'Alexandrie en plusieurs livres, ne nous est parvenue que de manière fragmentaire. Un seul poème, l'Ode à Aphrodite, subsiste à peu près entier ; le reste se réduit à des citations conservées par les auteurs anciens et à des bribes retrouvées sur des papyrus. Cette transmission lacunaire explique l'abondance d'apocryphes qui circulent sous son nom.
La poésie de Sappho chante l'amour et le désir avec une acuité physique inédite : le feu qui court sous la peau, le tremblement, la pâleur, la voix qui se brise. Elle dit aussi la beauté, la jalousie, la solitude des nuits où « la lune et les Pléiades sont déjà couchées », et la certitude d'être un jour gardée en mémoire.
Les traductions françaises données ici appartiennent au domaine public : celle d'Ernest Falconnet, au XIXe siècle, et celle de la poétesse Renée Vivien, parue chez Alphonse Lemerre en 1903 sous le titre « Sapho ». Elles permettent d'approcher, à travers le voile de la langue et des siècles, l'une des voix fondatrices de la poésie occidentale.
Son œuvre, composée en dialecte éolien et rassemblée plus tard par les grammairiens d'Alexandrie en plusieurs livres, ne nous est parvenue que de manière fragmentaire. Un seul poème, l'Ode à Aphrodite, subsiste à peu près entier ; le reste se réduit à des citations conservées par les auteurs anciens et à des bribes retrouvées sur des papyrus. Cette transmission lacunaire explique l'abondance d'apocryphes qui circulent sous son nom.
La poésie de Sappho chante l'amour et le désir avec une acuité physique inédite : le feu qui court sous la peau, le tremblement, la pâleur, la voix qui se brise. Elle dit aussi la beauté, la jalousie, la solitude des nuits où « la lune et les Pléiades sont déjà couchées », et la certitude d'être un jour gardée en mémoire.
Les traductions françaises données ici appartiennent au domaine public : celle d'Ernest Falconnet, au XIXe siècle, et celle de la poétesse Renée Vivien, parue chez Alphonse Lemerre en 1903 sous le titre « Sapho ». Elles permettent d'approcher, à travers le voile de la langue et des siècles, l'une des voix fondatrices de la poésie occidentale.
Ses citations
Citations de Sappho
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