Biographie
Biographie de Assia Djebar
Assia Djebar, de son vrai nom Fatima-Zohra Imalayène, naît le 30 juin 1936 à Cherchell, sur la côte algérienne, dans une famille où le père est instituteur de français. Cette enfance entre deux langues, le berbère et l'arabe de son entourage d'un côté, le français de l'école de l'autre, marquera toute son œuvre. Brillante élève, elle devient la première Algérienne reçue à l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, au milieu des années 1950.
Très jeune, elle entre en littérature. Son premier roman, La Soif, paraît en 1957 sous le pseudonyme d'Assia Djebar, qu'elle gardera toute sa vie. Pendant la guerre d'indépendance algérienne, elle collabore à la presse engagée et poursuit son écriture. À partir des années 1970, elle élargit son art au cinéma et réalise notamment La Nouba des femmes du mont Chenoua, film qui donne la parole aux femmes de sa région et qui sera primé à Venise.
Le cœur de son œuvre romanesque s'attache à la mémoire des femmes algériennes, à leur enfermement comme à leurs révoltes. Avec L'Amour, la fantasia, Ombre sultane, Vaste est la prison et le recueil Femmes d'Alger dans leur appartement, elle tisse l'histoire intime et l'histoire collective, interroge sa propre place d'écrivaine de langue française issue d'une culture orale, et cherche à faire entendre des voix que l'Histoire avait étouffées.
Reconnue dans le monde entier, traduite en de nombreuses langues, elle enseigne aussi aux États-Unis. Le 16 juin 2005, elle est élue à l'Académie française, dont elle devient la première membre originaire du Maghreb. Elle y est reçue le 22 juin 2006. Assia Djebar meurt le 6 février 2015 à Paris. Son œuvre demeure une référence majeure de la littérature francophone et une parole essentielle sur la langue, l'exil intérieur et la condition des femmes.
Très jeune, elle entre en littérature. Son premier roman, La Soif, paraît en 1957 sous le pseudonyme d'Assia Djebar, qu'elle gardera toute sa vie. Pendant la guerre d'indépendance algérienne, elle collabore à la presse engagée et poursuit son écriture. À partir des années 1970, elle élargit son art au cinéma et réalise notamment La Nouba des femmes du mont Chenoua, film qui donne la parole aux femmes de sa région et qui sera primé à Venise.
Le cœur de son œuvre romanesque s'attache à la mémoire des femmes algériennes, à leur enfermement comme à leurs révoltes. Avec L'Amour, la fantasia, Ombre sultane, Vaste est la prison et le recueil Femmes d'Alger dans leur appartement, elle tisse l'histoire intime et l'histoire collective, interroge sa propre place d'écrivaine de langue française issue d'une culture orale, et cherche à faire entendre des voix que l'Histoire avait étouffées.
Reconnue dans le monde entier, traduite en de nombreuses langues, elle enseigne aussi aux États-Unis. Le 16 juin 2005, elle est élue à l'Académie française, dont elle devient la première membre originaire du Maghreb. Elle y est reçue le 22 juin 2006. Assia Djebar meurt le 6 février 2015 à Paris. Son œuvre demeure une référence majeure de la littérature francophone et une parole essentielle sur la langue, l'exil intérieur et la condition des femmes.
Ses citations
Citations de Assia Djebar
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