Biographie
Biographie de Heinrich von Kleist
Heinrich von Kleist naît le 18 octobre 1777 à Francfort-sur-l'Oder, dans une famille de l'aristocratie militaire prussienne. Destiné à l'armée, il quitte le service pour se consacrer à l'étude puis à la littérature, traversé par une crise intellectuelle profonde née de sa lecture de Kant, qui ébranle sa confiance dans la possibilité même d'atteindre la vérité.
Esprit inquiet et voyageur, il mène une existence errante entre la Prusse, la France et la Suisse. Il donne au théâtre des pièces puissantes — La Cruche cassée, Penthésilée, Le Prince de Hombourg — et porte la nouvelle à une intensité inédite avec Michel Kohlhaas, La Marquise d'O…, Le Tremblement de terre du Chili et Les Fiancés de Saint-Domingue. Son célèbre essai Sur le théâtre de marionnettes (1810) médite sur la grâce, perdue avec la conscience et retrouvée seulement dans l'inconscience du pantin ou la conscience infinie du dieu.
Incompris de son vivant, déchiré entre exigence absolue et sentiment d'échec, Kleist met fin à ses jours le 21 novembre 1811 au bord du Wannsee, à Berlin, en compagnie d'Henriette Vogel. Il a trente-quatre ans.
La postérité a reconnu en lui l'un des plus grands prosateurs de langue allemande. Ses récits, où l'ordre du monde vacille sous le coup du hasard et de la passion, ont influencé Kafka et continuent d'être traduits, joués et étudiés. Les nouvelles citées ici le sont d'après la traduction française de référence du domaine public, due à A.-I. et J. Cherbuliez (1832).
Esprit inquiet et voyageur, il mène une existence errante entre la Prusse, la France et la Suisse. Il donne au théâtre des pièces puissantes — La Cruche cassée, Penthésilée, Le Prince de Hombourg — et porte la nouvelle à une intensité inédite avec Michel Kohlhaas, La Marquise d'O…, Le Tremblement de terre du Chili et Les Fiancés de Saint-Domingue. Son célèbre essai Sur le théâtre de marionnettes (1810) médite sur la grâce, perdue avec la conscience et retrouvée seulement dans l'inconscience du pantin ou la conscience infinie du dieu.
Incompris de son vivant, déchiré entre exigence absolue et sentiment d'échec, Kleist met fin à ses jours le 21 novembre 1811 au bord du Wannsee, à Berlin, en compagnie d'Henriette Vogel. Il a trente-quatre ans.
La postérité a reconnu en lui l'un des plus grands prosateurs de langue allemande. Ses récits, où l'ordre du monde vacille sous le coup du hasard et de la passion, ont influencé Kafka et continuent d'être traduits, joués et étudiés. Les nouvelles citées ici le sont d'après la traduction française de référence du domaine public, due à A.-I. et J. Cherbuliez (1832).
Ses citations
Citations de Heinrich von Kleist
Si elle m'est refusée, je deviens semblable au sauvage furieux, et je puis sans crime m'armer, contre la société qui rompt avec moi, de la massue qui seule peut me protéger.
Heinrich von Kleist
De demander satisfaction de cette injure, non-seulement pour son propre repos, mais pour la sûreté future de tous ses concitoyens.
Heinrich von Kleist
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