Biographie
Biographie de Ivan Tourgueniev
Ivan Sergueïevitch Tourgueniev naît en 1818 à Orel, dans une famille de la noblesse terrienne russe. Élevé sous l'autorité d'une mère despotique, propriétaire de milliers de serfs, il garde de cette enfance une horreur durable du servage. Après des études à Moscou, Saint-Pétersbourg, puis Berlin, il revient en Russie nourri de philosophie allemande et d'idéal libéral.
La parution des Récits d'un chasseur (Mémoires d'un chasseur), entre 1847 et 1852, le rend célèbre : ces tableaux de la vie paysanne, où la nature russe occupe une place souveraine, dénoncent en creux le servage et contribuent à son abolition en 1861. Suivent les romans qui font de lui le peintre des âmes inquiètes et des volontés paralysées : Roudine, Un nid de gentilshommes, Premier amour, et surtout Pères et Fils (1862), où la figure du nihiliste Bazarov suscite en Russie une violente polémique.
Tourgueniev vit longtemps hors de Russie, attaché à la cantatrice Pauline Viardot, et s'installe en France. Il y devient l'ami de Flaubert, de George Sand, de Zola et de Henry James, et l'un des passeurs majeurs de la littérature russe en Occident. Ses dernières années donnent les Poèmes en prose (Senilia), brèves méditations sur la mort, le temps, l'amour et la langue russe.
Il meurt près de Paris, à Bougival, en 1883. Son corps est rapatrié à Saint-Pétersbourg. Admiré pour la mesure de son art et la justesse de son regard, il demeure, avec Tolstoï et Dostoïevski, l'un des trois grands romanciers russes du XIXe siècle, et le plus européen d'entre eux.
La parution des Récits d'un chasseur (Mémoires d'un chasseur), entre 1847 et 1852, le rend célèbre : ces tableaux de la vie paysanne, où la nature russe occupe une place souveraine, dénoncent en creux le servage et contribuent à son abolition en 1861. Suivent les romans qui font de lui le peintre des âmes inquiètes et des volontés paralysées : Roudine, Un nid de gentilshommes, Premier amour, et surtout Pères et Fils (1862), où la figure du nihiliste Bazarov suscite en Russie une violente polémique.
Tourgueniev vit longtemps hors de Russie, attaché à la cantatrice Pauline Viardot, et s'installe en France. Il y devient l'ami de Flaubert, de George Sand, de Zola et de Henry James, et l'un des passeurs majeurs de la littérature russe en Occident. Ses dernières années donnent les Poèmes en prose (Senilia), brèves méditations sur la mort, le temps, l'amour et la langue russe.
Il meurt près de Paris, à Bougival, en 1883. Son corps est rapatrié à Saint-Pétersbourg. Admiré pour la mesure de son art et la justesse de son regard, il demeure, avec Tolstoï et Dostoïevski, l'un des trois grands romanciers russes du XIXe siècle, et le plus européen d'entre eux.
Ses citations
Citations de Ivan Tourgueniev
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