Biographie
Biographie de Madame Necker
Suzanne Curchod naît vers 1737 à Crassier, dans le pays de Vaud (Suisse), fille d'un pasteur protestant qui lui donne une éducation soignée, rare pour une jeune fille de son temps : latin, sciences, belles-lettres. Jeune femme remarquée pour son esprit et sa beauté, elle est un temps fiancée à l'historien anglais Edward Gibbon, projet rompu faute de fortune. Restée sans ressources après la mort de ses parents, elle gagne Paris comme dame de compagnie.
En 1764, elle épouse Jacques Necker, banquier genevois qui deviendra le célèbre directeur général des Finances de Louis XVI. De cette union naît en 1766 leur fille unique, Germaine, la future Madame de Staël. À Paris, Madame Necker tient un salon brillant, l'un des plus courus du siècle, où se pressent Buffon, Diderot, d'Alembert, Marmontel, Grimm, l'abbé Raynal, Thomas et Morellet ; elle y veille avec un art consommé à l'équilibre de la conversation.
Femme de cœur autant que d'esprit, elle se consacre à la philanthropie : elle fonde en 1778 un hospice de charité, à l'origine de l'actuel hôpital Necker à Paris, et publie un Mémoire sur l'établissement des hospices (1786), puis Des inhumations précipitées (1790) et des Réflexions sur le divorce (1794). De santé fragile et de tempérament mélancolique, profondément attachée à son mari, elle meurt en 1794 à Beaulieu, près de Coppet, en Suisse.
Sa postérité littéraire tient surtout aux recueils posthumes que son époux fit paraître à partir de ses carnets : les Mélanges extraits des manuscrits de Mme Necker (1798) et les Nouveaux Mélanges (1801), où se mêlent pensées morales, portraits et fragments de lettres. Ces pages, longtemps citées par les moralistes et les historiens des salons, révèlent une observatrice fine de la société, des femmes et des passions, dont l'influence se prolonge dans l'œuvre de sa fille.
En 1764, elle épouse Jacques Necker, banquier genevois qui deviendra le célèbre directeur général des Finances de Louis XVI. De cette union naît en 1766 leur fille unique, Germaine, la future Madame de Staël. À Paris, Madame Necker tient un salon brillant, l'un des plus courus du siècle, où se pressent Buffon, Diderot, d'Alembert, Marmontel, Grimm, l'abbé Raynal, Thomas et Morellet ; elle y veille avec un art consommé à l'équilibre de la conversation.
Femme de cœur autant que d'esprit, elle se consacre à la philanthropie : elle fonde en 1778 un hospice de charité, à l'origine de l'actuel hôpital Necker à Paris, et publie un Mémoire sur l'établissement des hospices (1786), puis Des inhumations précipitées (1790) et des Réflexions sur le divorce (1794). De santé fragile et de tempérament mélancolique, profondément attachée à son mari, elle meurt en 1794 à Beaulieu, près de Coppet, en Suisse.
Sa postérité littéraire tient surtout aux recueils posthumes que son époux fit paraître à partir de ses carnets : les Mélanges extraits des manuscrits de Mme Necker (1798) et les Nouveaux Mélanges (1801), où se mêlent pensées morales, portraits et fragments de lettres. Ces pages, longtemps citées par les moralistes et les historiens des salons, révèlent une observatrice fine de la société, des femmes et des passions, dont l'influence se prolonge dans l'œuvre de sa fille.
Ses citations
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