Biographie
Biographie de Vladimir Jankélévitch
Vladimir Jankélévitch naît le 31 août 1903 à Bourges, dans une famille juive d'origine russe. Son père, médecin, fait découvrir à la pensée française des auteurs comme Freud, Hegel et Schelling. Élève brillant, Vladimir entre à l'École normale supérieure et obtient l'agrégation de philosophie en 1926. Il enseigne d'abord à l'Institut français de Prague, où il prépare une thèse sur Schelling, avant de rejoindre l'enseignement secondaire puis universitaire en France.
Mobilisé puis blessé pendant la Seconde Guerre mondiale, il est révoqué de l'université par les lois antisémites du régime de Vichy et s'engage dans la Résistance. Cette expérience marque durablement son rapport à la morale et au pardon : après-guerre, il refusera la réconciliation facile avec ceux qui ont commis l'irréparable, tout en faisant du pardon l'un des grands thèmes de sa réflexion. En 1951, il est nommé à la Sorbonne, où il occupe la chaire de philosophie morale jusqu'à sa retraite.
Son œuvre, abondante et singulière, mêle la philosophie morale, la métaphysique du temps et la réflexion sur la musique. On lui doit notamment La Mauvaise conscience, le Traité des vertus, La Mort, Le Pardon, L'Irréversible et la nostalgie, et la série du Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, où il explore ce qui échappe aux concepts trop clairs : l'occasion, l'instant, la manière, ce supplément ténu qui fait toute la différence. Musicien lui-même, il a aussi consacré de nombreux écrits à Fauré, Debussy, Ravel ou Liszt.
Penseur de l'intériorité et du temps vécu, attentif aux paradoxes de la conscience morale, Vladimir Jankélévitch est resté en marge des grandes modes philosophiques de son siècle, fidèle à une écriture sensible et nuancée. Il meurt à Paris le 6 juin 1985. Son œuvre continue d'être lue et commentée, notamment pour sa réflexion sur la mort, le pardon et l'irréversibilité du temps.
Mobilisé puis blessé pendant la Seconde Guerre mondiale, il est révoqué de l'université par les lois antisémites du régime de Vichy et s'engage dans la Résistance. Cette expérience marque durablement son rapport à la morale et au pardon : après-guerre, il refusera la réconciliation facile avec ceux qui ont commis l'irréparable, tout en faisant du pardon l'un des grands thèmes de sa réflexion. En 1951, il est nommé à la Sorbonne, où il occupe la chaire de philosophie morale jusqu'à sa retraite.
Son œuvre, abondante et singulière, mêle la philosophie morale, la métaphysique du temps et la réflexion sur la musique. On lui doit notamment La Mauvaise conscience, le Traité des vertus, La Mort, Le Pardon, L'Irréversible et la nostalgie, et la série du Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, où il explore ce qui échappe aux concepts trop clairs : l'occasion, l'instant, la manière, ce supplément ténu qui fait toute la différence. Musicien lui-même, il a aussi consacré de nombreux écrits à Fauré, Debussy, Ravel ou Liszt.
Penseur de l'intériorité et du temps vécu, attentif aux paradoxes de la conscience morale, Vladimir Jankélévitch est resté en marge des grandes modes philosophiques de son siècle, fidèle à une écriture sensible et nuancée. Il meurt à Paris le 6 juin 1985. Son œuvre continue d'être lue et commentée, notamment pour sa réflexion sur la mort, le pardon et l'irréversibilité du temps.
Ses citations
Citations de Vladimir Jankélévitch
Pour pardonner il faut se souvenir. La rancune est la condition bizarrement contradictoire du pardon ; et inversement l'oubli le rend inutile.
Vladimir Jankélévitch
Aussi le pardon ne pardonne-t-il pas parce que ; le pardon néglige de se justifier lui-même et de donner ses raisons : car des raisons, il n'en a pas.
Vladimir Jankélévitch
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