Victime du Surbooking en avion, vous réclamez une indemnisation

Vous aviez une réservation confirmée et, au comptoir d'embarquement, on vous a refusé l'accès à l'avion faute de siège disponible : c'est un cas de surbooking. La compagnie avait vendu plus de billets que le vol ne comptait de places. Le règlement européen vous ouvre alors un droit à une indemnisation forfaitaire, qui s'ajoute au remboursement du billet ou au réacheminement. Ce courrier sert à réclamer formellement cette somme auprès de la compagnie, en rappelant votre vol, les faits et les justificatifs, lorsque la demande n'a pas abouti sur place.

Le surbooking, ou surréservation, consiste pour une compagnie aérienne à vendre plus de billets que l'avion ne compte de sièges. La pratique repose sur un calcul statistique : sur un vol régulier, une part des passagers ne se présente pas à l'embarquement. Quand tout le monde vient, certains voyageurs se voient refuser l'accès à bord malgré une réservation confirmée.

Vos droits en cas de refus d'embarquement

Le règlement européen n° 261/2004 encadre cette situation. Si vous êtes refusé contre votre gré, la compagnie doit d'abord chercher des volontaires prêts à céder leur place contre des avantages. À défaut, elle vous doit une indemnisation forfaitaire, le remboursement du billet ou un réacheminement, et une prise en charge pendant l'attente : restauration, communication, et hébergement si le report dépasse la nuit.

À quoi sert ce modèle de lettre

Ce modèle vous aide à réclamer par écrit l'indemnisation prévue par la loi lorsque la compagnie ne l'a pas réglée au comptoir. Vous y précisez les détails de votre vol, les circonstances du refus d'embarquement et le montant attendu. Le document est disponible gratuitement aux formats Word et PDF : vous l'adaptez à votre situation, l'imprimez et l'envoyez en recommandé avec accusé de réception à la compagnie concernée.

En résumé

En cas de surbooking, le règlement européen CE 261/2004 oblige la compagnie aérienne à vous proposer un vol de remplacement ou le remboursement de votre billet, et à vous verser une indemnisation forfaitaire allant de 250 à 600 euros selon la distance du vol.

APERÇU

Paris, le 26 juillet 2026.

Objet : Réclamation d'indemnisation à la suite d'un refus d'embarquement (surbooking) - Vol [Numéro du vol]

Madame, Monsieur,

J'avais réservé le vol [Numéro du vol] du [Date], reliant [Ville de départ] à [Ville d'arrivée], sous le numéro de réservation [Numéro de réservation]. Je me suis présenté à l'enregistrement dans les délais, muni de ma réservation confirmée et de l'ensemble des documents demandés.

Au moment de l'embarquement, vos agents m'ont pourtant refusé l'accès à l'appareil, faute de siège disponible : le vol avait été surbooké. Aucun passager ne s'étant porté volontaire pour céder sa place, ce refus m'a été imposé contre ma volonté, alors même que ma réservation était valide.

Cette situation m'a contraint d'accepter un réacheminement sur le vol [Numéro du vol de remplacement], et je suis finalement arrivé à destination avec un retard de [durée]. Ce contretemps m'a occasionné des frais supplémentaires (transport, repas, [autres frais]) dont je conserve l'ensemble des justificatifs.

Conformément au règlement (CE) n° 261/2004, un refus d'embarquement involontaire ouvre droit à une indemnité forfaitaire. Je vous demande donc de me verser la somme de [montant] €, correspondant à la distance de ce vol, ainsi que le remboursement des frais que j'ai engagés, à hauteur de [montant] €.

Vous trouverez ci-joint la copie de ma carte d'embarquement, de mon billet ainsi que les justificatifs de mes dépenses. Je vous remercie de m'indiquer les modalités de versement de cette indemnité et reste à votre disposition pour tout complément d'information.

Je souhaite recevoir une réponse écrite sous quinze jours. À défaut de règlement dans ce délai, je me réserve la possibilité de saisir la DGAC ainsi que le médiateur du tourisme et du voyage, afin de faire valoir mes droits.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Votre lettre, prête à l'emploi

A savoir

À SAVOIR : le refus d'embarquement contre votre gré ouvre droit à une indemnité forfaitaire prévue par le règlement (CE) n° 261/2004. Le montant varie avec la distance du vol : [250 € / 400 € / 600 €] selon que le trajet fait moins de 1 500 km, entre 1 500 et 3 500 km, ou au-delà. Cette somme s'ajoute au remboursement du billet ou au réacheminement, ainsi qu'à la prise en charge sur place (repas, boissons, hébergement si l'attente se prolonge).

Adressez votre courrier au service relations passagers de la compagnie, en recommandé avec accusé de réception. Précisez le numéro de vol, la date, l'aéroport de départ et votre numéro de réservation. Joignez la copie de la carte d'embarquement, du billet et de tout écrit remis par la compagnie.

Le règlement couvre les vols au départ d'un aéroport de l'Union européenne, et les vols à destination de l'UE opérés par une compagnie européenne. La compagnie ne peut écarter l'indemnité que si vous vous étiez porté volontaire pour céder votre place, ou si le refus tient à votre faute (présentation tardive à l'enregistrement, par exemple).

En l'absence de réponse sous deux mois ou en cas de refus, saisissez la DGAC pour les vols liés à la France, ou le médiateur du tourisme et du voyage. Conservez une copie datée de chaque échange.

Questions fréquentes

Quels montants d'indemnisation puis-je réclamer en cas de surbooking ?
Le règlement CE 261/2004 prévoit une indemnisation forfaitaire de 250 euros pour les vols de moins de 1 500 km, de 400 euros pour les vols intra-européens de plus de 1 500 km et pour les autres vols entre 1 500 et 3 500 km, et de 600 euros pour les vols de plus de 3 500 km hors UE. Ces montants peuvent être réduits de moitié si la compagnie vous achemine à destination dans un délai raisonnable.
À qui adresser ma réclamation en cas de refus d'embarquement pour surbooking ?
Commencez par envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au service clientèle de la compagnie aérienne. Si elle ne répond pas favorablement dans un délai raisonnable, vous pouvez saisir le médiateur du tourisme et du voyage, étape obligatoire avant tout recours judiciaire depuis le 7 février 2026.
La compagnie doit-elle me prendre en charge pendant l'attente du prochain vol ?
Oui. En cas de surbooking, la compagnie est tenue de vous fournir gratuitement des repas et boissons en proportion du temps d'attente, deux communications (téléphone, email), et si nécessaire un hébergement à l'hôtel ainsi que le transfert entre l'hôtel et l'aéroport.
Le règlement européen s'applique-t-il à tous les vols au départ de France ?
Il s'applique à tous les vols au départ d'un aéroport situé dans un État membre de l'UE (dont la France), quelle que soit la compagnie. Il couvre aussi les vols opérés par une compagnie européenne à destination d'un aéroport de l'UE. En revanche, un vol au départ d'un pays tiers exploité par une compagnie non européenne à destination de France n'est pas couvert.
Quels justificatifs conserver pour appuyer ma réclamation ?
Gardez votre carte d'embarquement, votre billet ou confirmation de réservation, tout document remis par la compagnie à l'aéroport (bon de prise en charge, avis de refus d'embarquement), ainsi que les factures de dépenses engagées (repas, hébergement, communication). Ces pièces sont indispensables pour justifier votre demande d'indemnisation.
Notre modèle de lettre « Victime du Surbooking en avion, vous réclamez une indemnisation » vous est proposé gratuitement sur Modèle lettre gratuit ! Modifiez ou utilisez gratuitement ce modèle de lettre pour rédiger votre courrier. Vous pouvez aussi télécharger et imprimer la lettre « Victime du Surbooking en avion, vous réclamez une indemnisation »
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