Refuser une demande de sous-location du locataire

Lorsqu'un locataire souhaite sous-louer le logement qu'il occupe, il doit au préalable recueillir l'accord écrit de son propriétaire. Le bailleur reste libre d'accepter ou de refuser cette demande, et beaucoup de propriétaires préfèrent maintenir une occupation personnelle des lieux pour écarter les risques d'une sous-location mal encadrée, notamment l'arrivée d'occupants qu'ils n'ont pas choisis. Cette lettre permet au bailleur d'opposer un refus clair, courtois mais ferme, tout en rappelant au locataire ses obligations et les conséquences d'une sous-location consentie sans autorisation. Le sous-loyer demandé ne pourrait d'ailleurs jamais dépasser, au mètre carré, le loyer principal. Vous pouvez personnaliser ce modèle avec vos informations, puis le télécharger gratuitement au format Word et PDF.

Ce modèle de lettre aide le propriétaire-bailleur à refuser une demande de sous-location tout en rappelant au locataire son obligation d'occuper personnellement le logement et les risques encourus, dont la résiliation du bail, en cas de sous-location non autorisée.

En résumé

Le propriétaire peut refuser une demande de sous-location sans avoir à justifier sa décision, la sous-location étant soumise à son accord écrit préalable selon la loi du 6 juillet 1989. Une réponse écrite reste vivement conseillée pour formaliser ce refus et en garder la preuve.

APERÇU

Paris, le 14 août 2026.

Objet : Refus de votre demande de sous-location

Madame, Monsieur [nom du locataire],

J'accuse réception de votre courrier du [date] par lequel vous sollicitez mon autorisation afin de sous-louer tout ou partie du logement situé [adresse du logement], que vous occupez au titre du bail conclu le [date] sous la référence [référence du bail].

Je vous rappelle qu'en application de la loi du 6 juillet 1989, le locataire ne peut sous-louer le logement qu'il occupe sans avoir préalablement obtenu l'accord écrit de son bailleur, cet accord devant porter non seulement sur le principe de la sous-location, mais également sur le prix du sous-loyer, lequel ne peut excéder, au mètre carré de surface habitable, le montant du loyer principal que vous acquittez.

Après examen attentif de votre demande, je vous informe que je ne suis pas en mesure d'y donner une suite favorable et que je refuse expressément la sous-location envisagée, quelle qu'en soit la durée ou l'identité du sous-locataire pressenti.

Je vous rappelle à cette occasion que le logement vous est loué à usage de résidence principale et qu'il vous appartient de l'occuper vous-même, l'obligation d'occupation effective et personnelle des lieux faisant partie des engagements que vous avez souscrits en signant votre contrat de location.

Je me permets d'attirer votre attention sur le fait qu'une sous-location consentie sans mon autorisation écrite constituerait un manquement à vos obligations contractuelles, susceptible de justifier la résiliation du bail ainsi que votre départ du logement, sans préjudice des sous-loyers éventuellement perçus à ce titre, dont la restitution pourrait m'être due.

Je reste néanmoins à votre écoute si votre situation devait évoluer, par exemple dans le cadre d'un projet de mobilité, afin d'examiner ensemble, le moment venu, les solutions les plus adaptées, qu'il s'agisse d'un éventuel congé de votre part ou d'un avenant au bail.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Votre lettre, prête à l'emploi

A savoir

À SAVOIR : adressez votre refus par lettre recommandée avec accusé de réception afin de conserver une preuve de la date et du contenu de votre réponse ; en cas de sous-location déjà mise en place malgré votre opposition, un constat puis une mise en demeure par acte de commissaire de justice (anciennement huissier) sécurisent la suite de la procédure. Joignez utilement une copie du bail et rappelez la clause relative à l'occupation des lieux. Conservez une copie datée de votre courrier ainsi que l'avis de réception.

Questions fréquentes

Le propriétaire doit-il justifier son refus de sous-location ?
Non, le bailleur peut refuser une demande de sous-location sans avoir à donner de motif, sauf si ce refus repose sur un critère discriminatoire interdit par la loi.
Le refus doit-il obligatoirement être écrit ?
La loi n'impose pas de formalisme précis pour le refus, mais une lettre écrite, idéalement envoyée en recommandé avec accusé de réception, permet de dater la réponse et d'en conserver la preuve.
Que se passe-t-il si le propriétaire ne répond pas à la demande de sous-location ?
Le silence du bailleur ne vaut jamais accord tacite : en l'absence de réponse écrite et expresse, la sous-location reste interdite.
Le locataire peut-il contester un refus de sous-location ?
En principe non, le bailleur étant libre de refuser sans justification. Un recours n'est envisageable qu'en cas de refus à caractère discriminatoire.
Que risque le locataire qui sous-loue malgré le refus du propriétaire ?
Il s'expose à la résiliation de son bail et à une demande de dommages et intérêts, en plus de devoir reverser au propriétaire les sommes perçues auprès du sous-locataire.

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