Voisinage : vous relancez votre voisin pour nuisances sonores
Vous avez déjà écrit à votre voisin pour lui signaler le bruit, et rien n'a changé. Cette lettre de relance marque une nouvelle étape : elle rappelle votre première démarche, décrit la persistance des nuisances et annonce les suites possibles si rien ne bouge. Envoyée en recommandé, elle prouve votre bonne foi et votre volonté de régler le différend à l'amiable. C'est aussi une pièce qui pèsera si vous devez ensuite saisir le conciliateur de justice, la mairie ou le tribunal. Le ton reste courtois, mais le fond est ferme : les bruits doivent cesser.
Vous avez déjà écrit à votre voisin au sujet du bruit, mais rien n'a changé ? La relance formalise la persistance du problème. Elle rappelle votre première démarche, décrit à nouveau les nuisances et demande, cette fois avec fermeté, qu'elles cessent. Datée et conservée, elle prouve votre bonne foi et complète votre dossier.
Ce que dit la loi sur le bruit de voisinage
L'article R. 1334-31 du Code de la santé publique interdit tout bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage par sa durée, sa répétition ou son intensité, de jour comme de nuit. Aucun seuil horaire n'est exigé : une musique répétée en pleine journée peut être sanctionnée au même titre qu'une fête nocturne. La nuit, on parle de tapage nocturne, que la police municipale ou la gendarmerie peut constater à l'oreille, sans mesure acoustique.
Quand envoyer cette relance
Adressez cette lettre lorsque votre premier courrier est resté sans effet et que les bruits continuent. Envoyez-la en recommandé avec accusé de réception pour disposer d'une preuve datée. Décrivez les faits avec précision : type de bruit, jours, horaires, fréquence. Cette précision rend votre demande crédible et pèsera dans les démarches suivantes.
Que faire si la situation persiste
Sans amélioration, saisissez gratuitement un conciliateur de justice ou le service de médiation de votre mairie : pour la plupart des litiges de voisinage, cette étape amiable est un préalable obligatoire avant le tribunal. Vous pouvez aussi faire constater le trouble par un commissaire de justice, puis demander au juge la cessation du trouble anormal de voisinage et des dommages et intérêts. Conservez tous vos courriers et vos preuves.
Télécharger le modèle
Ce modèle de lettre est téléchargeable gratuitement aux formats Word et PDF. Adaptez les passages entre crochets à votre situation, puis imprimez le courrier ou envoyez-le en recommandé. Il vous aide à formuler une demande claire tout en gardant un ton mesuré, propice à un règlement amiable.
Avant d'engager un conciliateur ou de porter plainte, il est conseillé d'adresser à son voisin un courrier amiable, si possible en recommandé avec accusé de réception, rappelant les nuisances sonores constatées et demandant qu'elles cessent.
Paris, le 14 août 2026.
Objet : Relance concernant des nuisances sonores persistantes
Madame, Monsieur,
Je me permets de revenir vers vous au sujet des nuisances sonores provenant de votre logement situé [adresse du voisin]. Par courrier du [date de la première lettre], dont je joins une copie, je vous signalais déjà ces désagréments et vous demandais d'y remédier. Ce courrier est resté sans réponse et, à ce jour, la situation n'a pas évolué.
Les bruits persistent en effet dans des proportions difficilement supportables. Ils se manifestent principalement [jours concernés], entre [heure de début] et [heure de fin], sous la forme de [nature du bruit : musique amplifiée, travaux, cris, aboiements]. Depuis mon premier courrier, j'ai relevé ces nuisances à [nombre] reprises, les dernières en date des [dates récentes]. Leur répétition et leur intensité troublent le repos de mon foyer et compromettent la tranquillité de l'ensemble du voisinage.
Je vous rappelle que l'article R. 1334-31 du Code de la santé publique interdit tout bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage par sa durée, sa répétition ou son intensité, de jour comme de nuit. Je souhaite néanmoins, comme je vous l'avais indiqué, privilégier une solution amiable entre voisins avant toute autre démarche.
Je vous demande donc, de manière ferme cette fois, de faire cesser ces nuisances sans délai : modérer le volume sonore aux heures de repos, prévenir en cas de travaux ponctuels ou prendre toute mesure utile pour limiter la gêne. Je reste bien entendu disposé(e) à en parler de vive voix, au moment qui vous conviendra.
À défaut d'amélioration constatée sous [délai, par exemple quinze jours] à compter de la réception de la présente, je me verrai contraint(e) de saisir le conciliateur de justice, puis de faire constater le trouble par un commissaire de justice avant d'engager une action devant le tribunal compétent. J'espère sincèrement que ce courrier suffira à rétablir des relations de bon voisinage.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
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A savoir
Rappelez la date de votre premier courrier et décrivez les bruits avec précision : nature (musique, travaux, cris, aboiements), jours, horaires, fréquence. Un courrier vague se conteste facilement ; un courrier daté et détaillé devient une preuve.
Le bruit de voisinage est encadré par l'article R. 1334-31 du Code de la santé publique : tout bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage par sa durée, sa répétition ou son intensité peut être sanctionné, de jour comme de nuit. La nuit, on parle de tapage nocturne, que la police municipale ou la gendarmerie peut constater sans mesure acoustique.
Constituez un dossier au fil du temps : relevé des dates et heures des nuisances, témoignages écrits d'autres voisins, copies des courriers échangés, éventuel constat d'un commissaire de justice (ancien huissier). Ce dossier servira à chaque étape.
Si la relance reste sans effet, saisissez gratuitement un conciliateur de justice ou le service de médiation de votre mairie. Pour la plupart des litiges de voisinage, cette tentative amiable est un préalable obligatoire avant de saisir le juge. En dernier recours, le tribunal peut ordonner la cessation du trouble anormal de voisinage et accorder des dommages et intérêts.
Questions fréquentes
Faut-il d'abord parler à son voisin avant de lui écrire ?
La lettre doit-elle être envoyée en recommandé avec accusé de réception ?
Que faire si le voisin ne répond pas à la lettre de relance ?
Peut-on saisir la justice si les nuisances persistent malgré la relance ?
Quelles preuves rassembler pour appuyer sa demande ?
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