Demande de diminution / révision de pension alimentaire

La pension alimentaire fixée par le juge aux affaires familiales n'est pas gravée dans le marbre. Quand vos revenus chutent ou que votre situation familiale se transforme (chômage, maladie, naissance d'un enfant, nouvelle charge), le montant prévu peut devenir intenable. La loi vous autorise alors à en demander la révision à la baisse. Ce modèle de courrier vous aide à exposer clairement votre situation, à justifier le changement intervenu et à formuler votre demande, que vous écriviez directement au juge aux affaires familiales ou que vous cherchiez d'abord un accord amiable avec l'autre parent.

Demander la diminution ou la révision de votre pension alimentaire

À la suite d'un divorce ou d'une séparation, le juge aux affaires familiales fixe le montant de la pension alimentaire que l'un des parents verse à l'autre pour l'entretien et l'éducation des enfants. Ce montant tient compte des besoins de l'enfant et des ressources de chaque parent au moment de la décision.

Mais une situation n'est jamais définitive. Une perte d'emploi, une baisse de revenus, une maladie, l'arrivée d'un nouvel enfant ou une modification de la garde peuvent rendre la pension trop lourde à supporter. La loi permet alors d'en demander la révision, c'est-à-dire la diminution, à condition de prouver ce changement de circonstances.

À qui s'adresser et comment

La demande relève du juge aux affaires familiales. Si vous trouvez un accord avec l'autre parent, vous pouvez lui demander d'homologuer le nouveau montant, ce qui évite une audience. À défaut d'accord, vous saisissez le juge par requête, accompagnée des justificatifs de votre situation financière.

Attention : tant que le juge n'a pas rendu une nouvelle décision, le montant initial reste dû. Continuez à verser la pension fixée pour ne pas vous exposer à une procédure de recouvrement.

En résumé

Pour demander une diminution de pension alimentaire, il faut justifier d'un changement significatif de situation (baisse de revenus, perte d'emploi, modification des besoins de l'enfant) et tenter d'abord un accord amiable avec l'autre parent, avant de saisir le juge aux affaires familiales si nécessaire.

APERÇU

Paris, le 30 juillet 2026.

Objet : Demande de révision à la baisse de la pension alimentaire

Madame, Monsieur le Juge aux affaires familiales,

Par jugement du juge aux affaires familiales rendu le [date du jugement] (affaire n° [référence]), la résidence de [mon fils / ma fille / mes enfants] a été fixée au domicile de [l'autre parent], et une pension alimentaire a été mise à ma charge au titre de leur entretien et de leur éducation.

Depuis cette date, j'ai réglé sans interruption la somme de [montant actuel] euros par mois, et je tiens à préciser que je n'ai jamais manqué à cette obligation.

Or ma situation a profondément changé depuis ce jugement. [Précisez le changement : j'ai perdu mon emploi le [date] / mes revenus ont diminué de [pourcentage] / je dois faire face à de nouvelles charges familiales depuis [date]], de sorte que le montant actuel est devenu impossible à honorer durablement sans compromettre mes besoins essentiels.

C'est la raison pour laquelle je sollicite la révision à la baisse de cette pension alimentaire et propose de verser désormais [nouveau montant proposé] euros par mois, somme plus conforme à mes ressources réelles tout en restant attentif(ve) à l'intérêt de [l'enfant / des enfants].

Avant d'en arriver là, j'ai [tenté de / souhaité] trouver un accord amiable avec [l'autre parent], dans le souci de préserver notre entente parentale ; je reste pleinement ouvert(e) à toute solution négociée que vous pourriez homologuer, afin d'éviter une procédure plus longue et plus éprouvante pour chacun.

Vous trouverez joints à ce courrier l'ensemble des justificatifs de ma situation financière [avis d'imposition, bulletins de salaire, attestation d'inscription à France Travail, justificatifs de charges], et je me tiens à votre disposition pour produire toute pièce complémentaire ou être entendu(e) lors d'une audience.

Dans l'attente de votre décision, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le Juge aux affaires familiales, l'expression de mes salutations respectueuses.

Votre lettre, prête à l'emploi

A savoir

À SAVOIR : une pension alimentaire n'est jamais figée. Elle peut être revue dès qu'un fait nouveau modifie les besoins de l'enfant ou les ressources d'un parent : perte d'emploi, baisse de salaire, maladie, arrivée d'un nouvel enfant, départ du jeune majeur du foyer. C'est précisément ce changement de circonstances que votre courrier doit démontrer, preuves à l'appui.

Commencez si possible par un accord amiable avec l'autre parent. Un accord écrit, signé puis homologué par le juge, coûte moins cher et va plus vite qu'une audience. Votre lettre peut servir à proposer ce nouveau montant.

Sans accord, la demande se dépose auprès du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire dont dépend le domicile de l'autre parent. La saisine se fait par requête. L'avocat n'est pas obligatoire devant le JAF, mais il peut sécuriser votre dossier.

Joignez systématiquement les justificatifs de votre situation : avis d'imposition, bulletins de salaire, attestation d'inscription à France Travail, justificatifs de vos charges. Sans ces pièces, le juge ne pourra pas statuer.

Envoyez votre courrier en recommandé avec accusé de réception et gardez-en une copie. Point essentiel : tant qu'un nouveau jugement n'a pas été rendu, vous devez continuer à payer le montant initial. Cesser de verser la pension, même partiellement, vous expose à une procédure pour pension alimentaire impayée et au recouvrement par l'autre parent.

Questions fréquentes

Dans quels cas peut-on demander une révision à la baisse de la pension alimentaire ?
La révision est possible en cas de changement notable de situation depuis la fixation initiale : baisse de revenus du parent débiteur, perte d'emploi, augmentation des ressources de l'autre parent, ou modification des besoins de l'enfant. Le changement doit être réel et durable, pas temporaire.
Faut-il passer par un juge pour modifier la pension alimentaire ?
Pas nécessairement. Si les deux parents sont d'accord sur un nouveau montant, ils peuvent formaliser cet accord à l'amiable, notamment via une convention homologuée ou un titre exécutoire délivré par la CAF ou la MSA. En cas de désaccord, il faut saisir le juge aux affaires familiales.
Quels justificatifs fournir pour appuyer une demande de révision ?
Il faut joindre tous les documents prouvant le changement de situation : bulletins de salaire récents, attestation France Travail en cas de chômage, avis d'imposition, justificatifs de nouvelles charges (loyer, factures, charges familiales). Plus le dossier est complet, plus la demande est solide.
La procédure devant le juge aux affaires familiales est-elle payante ?
La saisine du juge aux affaires familiales est gratuite et ne nécessite pas obligatoirement un avocat. Si vous choisissez d'être assisté par un avocat, ses honoraires restent à votre charge, sauf si vous bénéficiez de l'aide juridictionnelle en fonction de vos ressources.
Que se passe-t-il si l'autre parent refuse toute négociation ?
En cas de refus ou d'absence de réponse de l'autre parent, vous pouvez saisir le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire compétent à l'aide du formulaire officiel de demande (Cerfa disponible sur justice.fr). Le juge tranchera en tenant compte de la situation des deux parents et des besoins de l'enfant.

37.000 Citations célèbres

Besoin d’inspiration, d’une belle phrase pour accompagner un discours ou simplement d’une citation marquante à partager ?
Découvrez 37 000 Citations, un site dédié aux plus belles citations d’auteurs célèbres, d’écrivains, de philosophes et d’anonymes.

Notre modèle de lettre « Demande de diminution / révision de pension alimentaire » vous est proposé gratuitement sur Modèle lettre gratuit ! Modifiez ou utilisez gratuitement ce modèle de lettre pour rédiger votre courrier. Vous pouvez aussi télécharger et imprimer la lettre « Demande de diminution / révision de pension alimentaire »
Copié !