Proposer une pension alimentaire à l'amiable à l'autre parent

Après une séparation, les deux parents restent tenus de contribuer à l'entretien et à l'éducation de leur enfant, chacun selon ses ressources et les besoins de l'enfant. Plutôt que de saisir d'emblée le juge, vous pouvez convenir à l'amiable du montant et des modalités de cette pension alimentaire. Ce modèle de lettre vous aide à formuler une proposition claire et courtoise à l'autre parent : montant mensuel, date et moyen de versement, revalorisation annuelle et possibilité de formaliser votre accord. Une démarche apaisée préserve l'intérêt de l'enfant et facilite, ensuite, l'homologation de la convention par le juge aux affaires familiales ou la délivrance d'un titre exécutoire par la Caf ou la MSA.

Cette lettre s'adresse à l'autre parent pour proposer, à l'amiable, le montant et les modalités de la contribution à l'entretien et à l'éducation de votre enfant. Adaptez le montant, la date de versement et le moyen de paiement à votre situation.

Pensez à vous appuyer sur le barème indicatif du ministère de la Justice et, une fois l'accord trouvé, à le formaliser (homologation par le juge aux affaires familiales ou titre exécutoire délivré par la Caf ou la MSA) afin de lui donner une valeur juridique et de sécuriser les versements.

En résumé

Pour proposer une pension alimentaire à l'amiable, les parents séparés s'accordent sur un montant via une convention parentale écrite, qu'ils peuvent ensuite faire homologuer par le juge aux affaires familiales ou transformer en titre exécutoire auprès de la CAF ou de la MSA.

APERÇU

Paris, le 6 août 2026.

Objet : Proposition d'accord amiable sur la pension alimentaire pour notre enfant

Bonjour [Prénom],

Depuis notre séparation, nous restons tous les deux responsables de l'entretien et de l'éducation de [Prénom de l'enfant], et je souhaite que nous organisions cela sereinement, dans son intérêt avant tout. Je t'écris pour te proposer de fixer à l'amiable la pension alimentaire, sans avoir à passer immédiatement devant le juge.

Comme tu le sais, cette pension correspond à la contribution à l'entretien et à l'éducation de notre enfant : alimentation, vêtements, logement, frais de scolarité et activités. Chaque parent y participe selon ses ressources et selon les besoins de l'enfant. Pour proposer un montant juste, je me suis appuyé(e) sur le barème indicatif publié par le ministère de la Justice, qui tient compte des revenus, du nombre d'enfants et du mode de garde.

Sur cette base, je te propose une pension d'un montant de [montant] euros par mois, versée le [jour, par exemple le 5] de chaque mois par [virement bancaire / autre moyen] sur le compte que je t'indiquerai. Bien entendu, ce montant reste ouvert à la discussion : si tu estimes qu'il doit être ajusté au regard de nos situations respectives, je suis tout à fait disposé(e) à en parler.

Je propose également que cette pension soit revalorisée chaque année, à la date anniversaire de notre accord, selon l'indice INSEE des prix à la consommation, comme le prévoit la réglementation en vigueur. Cette revalorisation automatique nous évitera d'avoir à renégocier le montant chaque année et garantira que la contribution suit l'évolution du coût de la vie.

Une fois que nous serons d'accord, je te suggère que nous formalisions cet accord afin de lui donner une réelle valeur juridique et de sécuriser les versements pour chacun de nous. Deux solutions existent : faire homologuer une convention parentale par le juge aux affaires familiales, ou demander à la Caf (ou à la MSA), via le service public des pensions alimentaires, la délivrance d'un titre exécutoire et, si tu le souhaites, la mise en place de l'intermédiation financière du versement.

Je préfère sincèrement que nous trouvions ensemble cette solution, dans le calme et le respect, plutôt que de transformer cette question en conflit. Je reste donc à ta disposition pour en discuter quand tu le souhaites, par téléphone ou de vive voix, et pour ajuster ma proposition si nécessaire. Tu peux me joindre au [numéro de téléphone] ou à l'adresse [adresse électronique].

En te remerciant par avance de ta réponse, je t'adresse mes salutations sincères. [Prénom NOM], le [date], à [Ville].

Votre lettre, prête à l'emploi

A savoir

A SAVOIR : le ministère de la Justice met à disposition un barème indicatif (table de référence) qui estime la pension selon les revenus du parent débiteur, le nombre d'enfants et le mode de garde ; il aide à fixer un montant équilibré, mais reste indicatif. Une fois d'accord, vous pouvez formaliser votre accord par une convention parentale : soit la faire homologuer par le juge aux affaires familiales, soit demander à la Caf ou à la MSA, via le service public des pensions alimentaires (Aripa), la délivrance d'un titre exécutoire et la mise en place de l'intermédiation financière du versement. La pension est revalorisée chaque année selon l'indice INSEE des prix à la consommation. Conservez une trace écrite de votre accord et de chaque versement.

Questions fréquentes

À qui doit-on adresser cette proposition de pension alimentaire ?
La proposition s'adresse directement à l'autre parent, par exemple lors d'un échange ou d'une lettre, avant d'être formalisée dans une convention parentale signée par les deux parents.
Est-il obligatoire de passer devant un juge pour fixer la pension à l'amiable ?
Non, l'accord entre parents suffit pour organiser la vie de l'enfant, mais sans validation il n'a pas de force exécutoire. Pour qu'il puisse être imposé en cas de non-paiement, il doit être homologué par le juge aux affaires familiales ou faire l'objet d'un titre exécutoire délivré par la CAF ou la MSA.
Cette démarche est-elle gratuite ?
Oui. L'homologation par le juge aux affaires familiales est gratuite si les parents n'ont pas recours à un avocat, et la délivrance d'un titre exécutoire par la CAF ou la MSA est également gratuite.
Quels éléments faut-il indiquer dans la proposition ?
Il convient de préciser le montant proposé, les revenus et charges de chaque parent, le mode de garde retenu et les frais partagés pour l'enfant. Un simulateur officiel peut aider à estimer un montant cohérent avant de formuler la proposition.
Que se passe-t-il si l'autre parent refuse la proposition ou si le juge refuse d'homologuer la convention ?
En l'absence d'accord ou en cas de refus d'homologation, le juge aux affaires familiales peut être saisi pour fixer lui-même le montant de la pension alimentaire, dans le cadre d'une procédure contentieuse.

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