Le préfet suspend votre permis de conduire, réagissez

La suspension administrative du permis de conduire est prononcée par le préfet, souvent à la suite d'une infraction grave comme un excès de vitesse important, une alcoolémie au volant ou un usage de stupéfiants. Elle prend effet rapidement et bouleverse la vie quotidienne, surtout quand conduire est indispensable pour travailler. Vous pouvez contester cette décision par un recours gracieux auprès du préfet, ou par un recours hiérarchique adressé au ministre de l'Intérieur. Ce modèle vous aide à exposer vos arguments clairement et à demander le réexamen de votre dossier.

La suspension d'un permis de conduire a des conséquences lourdes au quotidien, en particulier lorsque la conduite est indispensable pour se rendre au travail ou assumer des obligations familiales. Le préfet peut prononcer cette mesure à la suite d'un contrôle routier, pour une durée variable selon l'infraction reprochée.

Contester une suspension de permis : recours gracieux et hiérarchique

Le recours gracieux est adressé au préfet auteur de la décision afin qu'il la réexamine. Le recours hiérarchique, lui, est porté devant le ministre de l'Intérieur. Ces deux démarches amiables peuvent être engagées avant toute action contentieuse et doivent rappeler les références de l'arrêté contesté ainsi que les motifs invoqués.

Délais à respecter et recours contentieux

Le recours administratif se forme généralement dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêté. Passé ce délai, ou en cas de rejet, le tribunal administratif peut être saisi. Notre modèle de lettre pour contester une suspension de permis de conduire propose une structure claire pour exposer vos arguments et demander la révision de la décision.

En résumé

Lorsque le préfet suspend votre permis de conduire par arrêté, vous devez remettre votre titre à la préfecture et pouvez contester la décision par un recours gracieux ou un recours devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois suivant la notification.

APERÇU

Paris, le 28 juin 2026.

Objet : recours gracieux contre l'arrêté de suspension de mon permis de conduire

Monsieur le Préfet,

Par arrêté en date du [date de l'arrêté], référence [numéro de l'arrêté], qui m'a été notifié le [date de notification], vous avez prononcé la suspension administrative de mon permis de conduire numéro [numéro de permis] pour une durée de [durée].

Cette mesure fait suite au contrôle effectué le [date du contrôle] à [lieu], dont les références figurent au procès-verbal numéro [numéro du procès-verbal].

Je me permets de solliciter le réexamen de cette décision pour les motifs suivants : [exposez vos arguments : nécessité professionnelle du permis, contestation de la procédure ou des résultats du contrôle, éléments médicaux ou personnels]. Vous trouverez à l'appui de ma demande les pièces justificatives suivantes : [liste des pièces jointes].

Compte tenu de ma situation, et notamment du fait que la conduite m'est indispensable pour [motif, par exemple exercer mon activité professionnelle], je vous demande de bien vouloir reconsidérer la durée de cette suspension, voire de la lever.

Je me tiens à votre disposition pour vous transmettre tout renseignement ou document complémentaire utile à l'instruction de ce recours.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de ma haute considération.

Votre lettre, prête à l'emploi

A savoir

À SAVOIR : la décision de suspension vous est notifiée par arrêté préfectoral. Notez bien sa date de notification, car elle fait courir les délais. Le recours gracieux s'adresse au préfet qui a pris la décision ; vous pouvez aussi saisir le ministre de l'Intérieur par recours hiérarchique.

Vous disposez en principe de deux mois à compter de la notification pour former un recours administratif, puis pour saisir le tribunal administratif si la réponse ne vous convient pas. Le silence de l'administration pendant deux mois vaut le plus souvent rejet.

Joignez à votre courrier la copie de l'arrêté de suspension, votre permis ou son numéro, et tout document utile à votre situation : justificatif d'emploi montrant que le permis est nécessaire, attestation, certificat médical, éléments contestant la procédure ou les résultats du contrôle.

Restez factuel et précis. Indiquez les références exactes du dossier et la décision visée. N'inventez aucun fait : si vous contestez une mesure, appuyez-vous sur des pièces vérifiables.

Envoyez votre lettre en recommandé avec accusé de réception et conservez une copie ainsi que la preuve d'envoi. En cas de refus ou d'absence de réponse, le recours devant le tribunal administratif reste ouvert ; l'aide d'un avocat est conseillée pour les situations délicates.

Questions fréquentes

Combien de temps le préfet peut-il suspendre mon permis de conduire ?
La suspension administrative prononcée par le préfet est en principe limitée à une durée maximale fixée par le Code de la route selon le motif (infraction, raisons médicales, etc.). Elle peut aller jusqu'à six mois dans les cas courants, et au-delà dans certaines situations spécifiques prévues par la loi. La durée exacte figure dans l'arrêté qui vous est notifié.
Que dois-je faire dès réception de l'arrêté préfectoral de suspension ?
Vous devez remettre votre permis de conduire à la préfecture ou sous-préfecture de votre département dans le délai indiqué dans l'arrêté. Conduire pendant la période de suspension constitue une infraction pénale. Conservez une copie de l'arrêté et notez la date de notification, qui fait courir les délais de recours.
Comment contester la décision de suspension du préfet ?
Vous disposez de deux mois à compter de la notification de l'arrêté pour engager un recours gracieux auprès du préfet lui-même ou un recours contentieux devant le tribunal administratif compétent. En cas d'urgence, vous pouvez également demander au juge administratif, via un référé-suspension, de mettre en pause la décision en attendant qu'il statue sur le fond.
Le recours gracieux suspend-il automatiquement la suspension de mon permis ?
Non. Un recours gracieux ou hiérarchique n'est pas suspensif : la suspension reste applicable pendant l'examen de votre demande. Seul un référé-suspension accordé par le juge administratif peut produire un effet immédiat sur l'exécution de l'arrêté préfectoral.
Ai-je besoin d'un avocat pour contester une suspension préfectorale du permis ?
Le recours gracieux auprès de la préfecture ne nécessite pas d'avocat et est gratuit. En revanche, pour saisir le tribunal administratif, notamment dans le cadre d'un référé-suspension ou d'un recours au fond, l'assistance d'un avocat spécialisé en droit routier ou en droit administratif est fortement recommandée en raison de la technicité de la procédure et des délais stricts à respecter.

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