Demande de remboursement d'un prêt entre particuliers

Vous avez prêté de l'argent à un proche ou à une connaissance et la date convenue pour le remboursement est passée, sans que la somme vous soit rendue. Avant d'envisager une action en justice, la première étape consiste à réclamer par écrit : un courrier qui rappelle l'engagement pris, chiffre précisément la dette et fixe un délai de paiement. Ce modèle officialise votre demande, s'appuie sur la reconnaissance de dette signée et constitue une preuve datée de votre démarche si le différend devait s'envenimer.

Prêter de l'argent à un proche part d'une bonne intention, mais la prudence commande de formaliser l'accord par écrit. Si vous avez fait signer à l'emprunteur une reconnaissance de dette mentionnant la somme due en chiffres et en toutes lettres, vous disposez d'un document qui prouve la créance et vous permet d'en réclamer le remboursement à l'échéance convenue. Au-delà de 1 500 €, cet écrit est d'ailleurs exigé pour prouver l'existence du prêt.

Que faire en cas de non-remboursement ?

La première étape est toujours amiable : un courrier de rappel, envoyé en recommandé avec accusé de réception, qui mentionne l'engagement pris et fixe un délai de paiement. S'il reste sans effet, adressez une mise en demeure, puis engagez la procédure de recouvrement adaptée au montant en jeu : procédure simplifiée de recouvrement des petites créances auprès d'un commissaire de justice, requête en injonction de payer ou saisine du tribunal judiciaire. Le juge pourra condamner l'emprunteur au paiement sur la foi de la reconnaissance de dette et des justificatifs de versement.

Pensez au délai de prescription

L'action en remboursement n'est pas ouverte indéfiniment : elle se prescrit en principe par cinq ans à compter de l'échéance prévue pour le remboursement. Conservez donc soigneusement la reconnaissance de dette, les preuves du versement (virement, chèque encaissé) et le double de vos courriers. Sachez enfin qu'un prêt entre particuliers d'un montant supérieur à 5 000 € doit être déclaré à l'administration fiscale, une formalité souvent oubliée.

En résumé

Cette lettre permet de réclamer à un proche le remboursement d'une somme prêtée, en rappelant le montant dû et la date convenue, avant d'envisager une action en justice en l'absence de réponse.

APERÇU

Paris, le 14 août 2026.

Objet : demande de remboursement du prêt consenti le [date du prêt]

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous rappeler que le [date du prêt], je vous ai prêté la somme de [montant] €, versée par [virement, chèque ou remise d'espèces]. Le même jour, vous avez signé une reconnaissance de dette mentionnant le montant emprunté, écrit en chiffres et en toutes lettres conformément à l'article 1376 du Code civil. J'en conserve l'original, ainsi que le justificatif du versement.

Ce document prévoyait un remboursement intégral au plus tard le [date d'échéance convenue]. Cette date est aujourd'hui dépassée et je n'ai reçu de votre part ni versement ni la moindre explication.

Je vous demande donc de bien vouloir me régler l'intégralité de la somme due, soit [montant] €, dans un délai de quinze jours à compter de la réception de la présente lettre. Le règlement peut s'effectuer par virement sur le compte dont vous trouverez les références ci-jointes, ou par tout autre moyen à votre convenance.

Je sais que chacun peut traverser une période délicate. Si un paiement en une seule fois vous pose difficulté, je reste disposé(e) à convenir avec vous d'un échéancier écrit précisant le montant et la date de chaque versement. Il vous suffit de me joindre au [numéro de téléphone] ou à l'adresse [adresse e-mail] pour que nous en parlions.

Je tiens à le préciser : cette demande reste une démarche amiable, et je souhaite avant tout que nous réglions cette affaire simplement, sans abîmer la confiance qui nous lie. À défaut de paiement ou de réponse de votre part dans le délai indiqué, je me verrai toutefois contraint(e) de vous adresser une mise en demeure, puis d'engager les démarches de recouvrement prévues par la loi, dont le coût pourrait être mis à votre charge par le juge.

Dans l'attente de votre règlement, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Votre lettre, prête à l'emploi

A savoir

À SAVOIR : adressez ce courrier en recommandé avec accusé de réception et conservez le double de la lettre ainsi que l'avis de réception. Cette preuve datée de votre réclamation sera indispensable si vous devez ensuite saisir un commissaire de justice ou le tribunal.

Rappelez toutes les références utiles : la date du prêt, le montant exact, le mode de versement (virement, chèque) et la reconnaissance de dette signée. Au-delà de 1 500 €, un écrit est exigé pour prouver la créance, et la reconnaissance doit mentionner la somme en chiffres et en toutes lettres (article 1376 du Code civil).

Fixez un délai de paiement raisonnable, quinze jours à compter de la réception par exemple, et précisez le moyen de règlement souhaité. Restez courtois et factuel : ce courrier amiable laisse la porte ouverte à un arrangement, y compris un échéancier si votre débiteur traverse une passe difficile.

Sans paiement à l'échéance, envoyez une mise en demeure plus ferme. Vous pourrez ensuite recourir à la procédure simplifiée de recouvrement des petites créances auprès d'un commissaire de justice, demander une injonction de payer ou saisir le tribunal. Attention enfin à la prescription : vous disposez en principe de cinq ans à compter de la date d'échéance pour agir. N'attendez pas.

Questions fréquentes

Faut-il envoyer cette demande en lettre recommandée avec accusé de réception ?
Ce n'est pas obligatoire mais fortement conseillé, car cela vaut mise en demeure et constitue une preuve de la démarche si l'affaire doit être portée devant le tribunal.
Quel délai laisser au débiteur pour rembourser ?
Un délai raisonnable est généralement accordé, souvent de l'ordre d'une à deux semaines, avant d'envisager une relance plus formelle ou une action en justice.
Que faire si le proche refuse de rembourser après cette demande ?
En l'absence de paiement, il est possible de saisir le tribunal judiciaire par une procédure d'injonction de payer afin d'obtenir un titre exécutoire imposant le remboursement.
Quels documents prouvent l'existence du prêt ?
Un écrit tel qu'une reconnaissance de dette, un relevé de virement bancaire ou des échanges écrits mentionnant le prêt permettent d'appuyer la demande et, le cas échéant, une procédure judiciaire.
Est-il nécessaire de passer par un avocat ou un huissier pour réclamer ce remboursement ?
Non, la demande amiable peut être adressée soi-même sans frais ; le recours à un commissaire de justice ou à un avocat n'intervient généralement qu'en cas d'échec de cette démarche.

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